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La lettre du cabs

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Chasse

Jeudi 19 février 2009 4 19 /02 /Fév /2009 19:12
Dimanche 8 février 2009, rendez-vous chez Alexis en Touraine, ou plus précisément chez son père, propriétaire d'un petit territoire très sale et vallonné, sur lequel on trouve régulièrement des vieux sangliers armés
(territoire jamais chassé et pas nourri, il n'y a pas de secret, les vieux mâles s'y réfugient systématiquement...).
Le rendez-vous est suivi d'un traditionnel café-brioche-pâté-rouge, l'occasion de faire connaissance de la dizaine de personnes conviées : 4 chasseurs à l'arc, les autres seront armés de carabines, les uns et les autres postés à des endroits stratégiques du territoire, alors qu'Alexis et un ami traqueront, armés seulement d'épieux au cas où...
Je me retrouve posté à l'endroit d'où partent les traqueurs, non loin de Pierre, mon neveu, lui aussi armé de son arc. Plus d'une heure passe, je n'ai l'occasion de voir qu'un biche, tirable à l'arc, mais nous n'avons pas de bracelet (le papa d'Alexis n'en demande pas, pour les chevreuils non plus, il aime trop les voir chez lui). Lorsque plus tard je rejoindrais mon neveu, il m'apprendra qu'il a vu davantage d'animaux : 1 chevreuil et 7 cervidés, dont une bichette qui est passée à 4 mètres de lui (il a eu le temps de la voir arriver, de poser son arc, et de faire le geste d'armement lorsqu'elle est passée au pas, sans jamais le voir, dommage pour Pierre, et belle preuve de sang-froid pour son âge, il n'a que 17 ans, ça promets !).
Nous n'entendons plus rien depuis longtemps (le territoire est très vallonné et sale), quand j'entends un bruit de clochette qui s'approche : je quitte mon poste pour récupérer un des teckels des traqueurs, revenant sur ses pas
après avoir chassé des grands animaux. Je "taïaute" plusieurs fois dans ma pibole, pour signaler aux traqueurs que j'ai récupéré un chien : Alexis ne tarde pas à apparaître dans le gros layon central, nous descendons pour le
rejoindre et faire le point : "venez avec moi, on a fait tous les hauts, vous allez vous poster plus bas sur le refuites pendant qu'on termine".
Nous marchons tous 3 à bon pas, et lorsque nous rejoignons Nicolas, le second traqueur, je libère son teckel pour qu'il le rejoigne : le chien fait quelques pas dans le layon, puis saute dans le bois à notre droite en même
temps que les autres chiens qui nous avaient rejoints, et c'est parti, gros ferme à quelques mètres de nous !!!!
Sans un mot, les 3 compères agissent d'un réflexe commun (bande de prédateurs !) : Alexis et Pierre dévalent le layon pour essayer de se poster en-dessous, tandis que j'ai déjà jeté mon trépied et que je coupe dans le
bois au-dessus du ferme pour boucler par derrière... Manque de pot, je me casse la gu... dans un fossé, raté pour la discrétion, le sanglier quitte le ferme et descend entre nous tous, j'ai à peine le temps d'apercevoir une
grosse forme noire au plus profond des épines qui file à tout vent dans le fond de la combe... Merde... En tout cas, ça descend directement sur Marine, la 7 RM va parler, sans aucun doute !
Les chiens chassent, nous avons déjà pris le pas de course pour suivre la chasse, et lorsque nous rejoignons Marine, elle nous avoue ne pas avoir pu le tirer : le territoire est très accidenté, le gros mâle a utilisé toutes
les aspérités du terrain (fossés et rigoles) sans jamais se dégager, il est passé à 70 mètres d'elle en sous-bois, puis a pris le fond de la rigole de trop plein de la mare du dessus, sans jamais se présenter dans la pente qui
remonte derrière le poste de Marine, où elle l'aurait tiré dans de bonnes conditions... On ne devient pas grand mâle sans raisons, nous sommes tombés sur un malin !
Nous poursuivons la chasse, en remontant le lit de la rigole pour ressortir en bord des prés, au-dessus de la mare : un posté (carabine) informe Alexis que le sanglier n'est pas sorti, il a dû buter sur Xavier, il semblerait
qu'il soit resté dans le carré d'épines au-dessus de l'eau, pourtant leschiens ne disent plus rien...
Une nouvelle fois, chacun prend d'instinct sa place : Pierre part fermer par la gauche, Alexis et Nicolas prennent le bord à droite, quant à moi je prends le bord de l'eau pour m'embusquer dans le fond, avec de l'eau presque
jusqu'en haut des bottes, afin de garder sur la droite et sur la gauche les bordures s'il décidait de reculer à couvert. La végétation est dense, mélange de ronces, d'épines noires et de saules, quelques trouées seulement,
il faudra que je m'en contente si jamais il venait par là... s'il est resté, rien n'est moins sûr avec ces gros mâles expérimentés...
Les chiens sont mis à la voie, ils crient à pleine gorge, traversent l'enceinte, mais ressorte en plein clair sur le pré... pas de sanglier... J'entends Alexis prendre des infos auprès de Xavier, posté depuis le début
de journée sur la rigole au-dessus de la mare : le sanglier est bien arrivé par là 10 minutes plus tôt, il est sorti à une dizaine de mètres de lui, plein travers, s'est arrêté en gardant l'arrière-train dans les ronces, pour
juger s'il prenait un risque à sortir... Xavier n'est pas un débutant, le Black Widow était déjà armé, sa décoche a filé sur le défaut de l'épaule...mais la flèche s'est plantée en terre, le sanglier a sauté la corde, demi-tour dans l'enceinte, il est donc apparemment toujours dedans (en tout cas, une nouvelle preuve qu'un animal tiré arrêté en battue saute la corde à coup-sûr, même un gros mâle à 10 mètres...).
Alexis recule, remets les chiens dans l'enceinte avec Nicolas, les teckels, le Drathaar et le labrador crient à pleine gorge, le solitaire a compris qu'il est cerné, il tient le ferme et cogne fort dans les chiens... ça pète dans tous les sens pendant quelques secondes qui semblent une éternité, je pense aux chiens (pour une fois que je n'ai pas les miens, je sais ce que c'est, les postés n'ont jamais conscience du risque pris par nos fidèles compagnons à 4 pattes pour nous donner le plaisir de voir du gibier, souvent au péril de leur vie...).
Soudain, les chiens crient différemment, le sanglier vient de relever le ferme... il part sur la gauche, c'est pour Pierrot... non, finalement il recule... ça vient... tout va très vite : il surgit des épines, se jette dans le marécage et le lit de la rigole, franchis d'un bond sans ralentir, puis se jette dans les ronciers de bordure entre les prés et le fond où je me trouve... tout s'est passé très vite, à 11-12 mètres de moi, comme dans un rêve : pleine allonge, le sanglier court derrière un rideau de végétation, une seule fenêtre de tir quelques mètres plus loin, je décoche "dans le swing", la flèche vole et rentre aux dernières côtes jusqu'aux plumes, le sanglier n'a aucune réaction, je cours aussitôt derrière lui pour suivre les premiers chiens et précéder les suivants, afin de récupérer ma
flèche (je l'ai vu 30 mètres plus loin, l'empennage ne dépasse plus de son flanc, il a dû la perdre et je ne veux pas risquer qu'un chien se blesse sur la lame).
Je sors dans le pré, je plante ma flèche tordue dans le sol en bordure, pour la reprendre plus tard, le sanglier rentre tout juste dans le bois au nez des chiens, il n'avance pas, Pierre est derrière lui mais ne peut tirer sans
risque pour les teckels... Il se décale vers le haut de la vallée, Alexis et moi descendons derrière les chiens... Plus rien, Nicolas n'est pas là non plus, il ne reste que le fox d'Alexis et le Drathaar de Nicolas, qui ont
décroché...
Le sanglier a fuit en prenant son contre, il retournait en direction de Marine, nous descendons donc sur elle, il est bien touché, il ne devrait pas être loin, en tout cas sa 7 RM n'a pas retentit, il n'est peut être même pas
arrivé jusque là...
Arrivés auprès de Marine, nous prenons les renseignements : il est bien descendu par la combe jusqu'au devant de son poste, mais il n'est jamais sorti des gros ronciers ! Il y a un posté dans le pré au-dessus, la combe descend sous le poste de Marine dans du clair, elle l'aurait vu, il est donc resté là... Je me poste en-dessous, Alexis recule un peu avec sa fox, quand je l'entends "Il est là !"...
Je descends en courant dans le fond de la combe, puis remonte (bien moins vite) le versant opposé, très raide, et je trouve Alexis appuyé sur son épieu, qu'il vient d'étrenner (c'est la première fois qu'il s'en sert) : il a servi le sanglier agonisant, qui n'a jamais pu quitter le fourré, il s'est adossé à une grosse souche et a attendu le coup de grâce, sans bouger, sentant ses forces le quitter...
Fin de battue, les carabines arrivent, n'en croient pas leurs yeux, aucun coup n'a été tiré, pourtant un très beau sanglier repose dans un cadre sauvage et idyllique, comme un dernier hommage à un vieux mâle qui vient de
nous offrir une bien jolie chasse...
Matériel : arc Black Widow PTF 60 pouces, 55 livres à 28", flèche 22-19
armée d'une Grizzly 160 grains montée sur adaptateur alu long (poids total
680 grains).

Vincent Lalande
Publié dans : Chasse - Par Loison.J
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Mardi 17 février 2009 2 17 /02 /Fév /2009 19:07
Samedi 14 février 2009
Chasse à l'arc collective de Saint Maurice à LAMOTTE BEUVRON.
La chasse a été organisée différemment des autres fois : une seule battue et beaucoup de chasseurs postés sur tree stand. Il y avait 28 chasseurs postés, 3 rabatteurs armés, 5 rabatteurs non armés et 8 chiens. Environ 15 chevreuils ont été aperçus ainsi qu'une vingtaine de sangliers, 2 renards, quelques lièvres, faisans et bécasses. 8 flèches ont été tirées dont 3 sur sanglier et 5 sur chevreuil. Un brocard a été retrouvé de suite et 3 recherches ont été lancées mais en vain pour retrouver les autres animaux atteints (1 brocard et 2 sangliers). A la fin de la chasse, un chien de Gérard qui rabattait manquait.
Pendant le repas qui suivit à YVOY LE MARRON, une mauvaise nouvelle nous arrivait : Nasa, la chienne de Gérard avait été retrouvée morte par Jean-Claude COLOMBIER sur la piste de sang d'un sanglier blessé. La flèche qui avait atteint le sanglier au cuissot était tombée pendant sa fuite et avait blessé mortellement Nasa qui le poursuivait. Cet accident rarissime démontre que toute activité comporte toujours un risque. Ayons une pensée pour Nasa qui avait chassé remarquablement toute la journée et avait contribué grandement au décantonnement des animaux lors de cette chasse sur ce territoire. Ayons également une pensée pour Gérard et Guillaume son fils qui vivaient et chassaient depuis 11 ans avec Nasa.

Cordialement,
Franck HOCQUET

Félicitation à Vincent lenoble pour son premier grand gibier à l’arc,un super brocart.

Remerciement à Jean-Claude Colombier et Jean-Christophe Ogé, pour leurs recherches,sur le domaine de St Maurice.

Une petite remarque sur le nombre de flèches tirées, laisse à penser qu’il y a un petit problème, un manque d’entrainement ?  Ou des tirs aléatoires ?

 

 

J’installe mon tree stand au bord d’un chemin à une quinzaine de mètres entre deux belles coulées.  Les rabatteurs attaquent la battue et passent non loin de mon poste. Franck Hocquet maître des lieux, m’indique que ma position est plutôt bonne, rassurant en tant que débutant. 1 h 30 se passe et j’aperçois un chien traversant une clairière sur ma gauche sans avoir vu d’animal. Le chien bifurque dans ma direction, je commence à être vigilent lorsque j’aperçois trois chevreuils (2 brocards et une chèvre) venant en plein sur mon poste à l’envers de la traque. Ils s’approchaient de plus en plus tout en s’arrêtant de temps en temps pour écouter le chien. Ils se rapprochent à 25 mètres et se calent dans de basses fougères. Trop loin pour tirer et le chien se rapproche, les chevreuils repartent font un tour et se recalent au même endroit dans les fougères. Ils repartent une seconde fois mais font perdrent la voix au chien qui les perd dans la clairière. Je ne vois plus rien quand 15 minutes plus tard ils reviennent droit sur moi et restent immobiles durant 10 à 15 minutes dans les mêmes fougères, j’étais debout immobile et ne bougeais plus, des rafales de vent tourbillonnantes devaient envoyer des odeurs de ma présence. Les chevreuils étaient immobiles également et cherchaient ma présence, mes jambes se mirent à trembler impossible que ça s’arrête, au bout de ces 15 minutes interminables le vent se calme et les chevreuils ne semblent plus inquiets, ils se rapprochent doucement en direction de mon tree stand, la chèvre est la meneuse c’est elle qui semble la plus méfiante, les brocards eux sont derrière à 7 ou 8 mètres d’intervalle et la suivent.  L’allure lente et les têtes baissées, ramassant quelques victuailles ou brindilles à 15-18 mètres, m’indiquent que c’est le bon moment pour armer, ce que je fais. Je suis la chèvre pour voir mes fenêtres de tir puis reviens sur le deuxième brocard qui s’arrête derrière un sapin, impossible, puis un deuxième, je ne vois que la tête à chaque fois. Je reste un temps interminable armé, il avance et s’arrête dans une petite fenêtre, suffisante en plein travers, mes jambes ne tremblent plus, j’ajuste derrière l’épaule et décoche. J’aperçois mon encoche lumineuse se planter en terre, mince, il me semblait être bien dedans. La chèvre et le deuxième brocard on fait un petit saut mais restent là un peu inquiets, et mon brocard lui avait avancé de 5 mètres, mince, il est pas parti, je suis dedans… pas dedans… quand il commence à faire le dos rond et avancer lentement, c’est bon je suis dedans. Il fait 10 mètres s’écroule, se relève et va pour repartir, je décide d’essayer de remettre une deuxième flèche, mais trop loin 25 à 30 mètres je passe 5cm en dessous (dans la panique je me suis trompé de pin) et là il s’effondre et ne bouge plus. Je sonne et reste abasourdi, les deux chevreuils ne partent qu’une fois que je sonne.

Ma première flèche et mon premier animal !

Tir à 20 m environ (je l’estimais entre 15 et 18 mètres ma distance d’entraînement), distance de fuite 15-20 m.

Brocard de 22 kg

Flèche derrière le défaut de l’épaule (un peu derrière), au dépeçage foie percé de part en part, je pense avoir fait une bonne flèche et espère en apprendre encore plus afin de limiter les erreurs.

Compound Mission X 4 de chez Mathews 62#, 310 FPS, tube Carbon express Rebel Hunter-4560 avec une 4 lames Steel Force Premium Series Broadhead 125 grains.

 

« Un grand merci pour les rabatteurs et leurs chiens

 

Vincent.Lenoble

 


Publié dans : Chasse - Par Loison.J
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Dimanche 1 février 2009 7 01 /02 /Fév /2009 23:12
Samedi 31 janvier
Bonsoir,
Assis sur la branche d'un chêne en limite de territoire, j'observais un jeune faon mâle arriver doucement vers la route. Il était seul et inquiet et cherchait son chemin. Arrivé à une douzaine de mêtres de moi, il s'arrêta et reçu alors dans les poumons une trilame snuffer poussée par ma flèche trophy ridge. Il repartit d'où il était venu, se cogna dans un grillage et disparut de ma vue. Un célèbre conducteur de chien de sang vint faire la recherche et retrouva l'animal au bout de 80 mètres. Au dépeçage, les poumons étaient touchés. Merci à Edouard, aux rabatteurs et à jean claude COLOMBIER, le conducteur et à Bessi.
Cordialement,
Franck HOCQUET
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Vendredi 30 janvier 2009 5 30 /01 /Jan /2009 17:06

Samedi 24 janvier 2009, j’ai invité César pour une chasse familiale en Sologne.

Au menu, chevreuils et sangliers. Le nombre élevé de participants nous permet de fermer chacun des carrés.

Mieux, pour certains carrés l’idéal serait d’intégrer des archers afin de desserrer un peu les lignes…Benoit me demande si ça me gêne de prendre mon arc à certaines traques…Quelle question ! Bine qu’ayant trainé une douleur au coude (début de tendinite ?) à cause de cette ****** de souris intégrée sur mon PC portable, je suis partant.

Mon choix est fait César et moi prendrons nos armes à feu le matin et nos arcs l’AM.

Passons sur les détails de cette matinée très pluvieuse et retrouvons nous après le déjeuner pour la première battue de l’AM.

Nous attaquons le carré dit du « poirier ».

Dans ce carré, j’ai placé un TS qui m’a valu deux réussites en tir d’été : une sur sanglier et une sur chevreuil. Nous disposons en plus d’une plateforme idéalement située pour les animaux à la rebrousse.

César et moi descendons du camion et coupons au milieu du carré pour rejoindre nos postes tandis que le sheriff et ses adjoints postent les carabines autour du carré.

Je presse le pas et invite César à accélérer la cadence car, avec la pluie et le bruit, il y a de grandes chances que des animaux se défilent très vite…

Sur la route, je glisse à César que je pense qu’on trouvera des sangliers sur dans ce carré…

J’installe César sur sa plateforme située entre 3 grosses coulées :

2 perpendiculaires, plus sanglier que chevreuil

1 parallèle au ruisseau où les chevreuils ont l’habitude de remonter en se faisant oublier…

Mon TS est à une centaine de mètres de là, le long du ruisseau et offre des possibilités pour le sanglier et le chevreuil. Du moins pour le tir à l’affût.

Pour les animaux en battues, s’ils remontent jusque là c’est a priori qu’ils sont passés devant la plateforme où est César.

Nous voilà postés et fin prêts. A peine le coup de trompe donné, les rabatteurs annoncent des sangliers. J’entends tout mais rien ne vient, c’est parti en retour.

10 minutes plus tard des pas dans l’eau, la zone est complètement inondée. Entre les baliveaux, 15cm d’eau. Un animal vient vers moi. Au bruit des pas dans l’eau, je pense à un sanglier. Bingo c’est bien ça ! Sauf qu’il est moins gros que ses pas pourraient le laisser croire. Un petit sanglier de 15kg tout mouillé, tout juste sorti de son pyjama rayé.

Il file en parallèle des coulées et habituelles et passe à 22 ou 25m de mon TS, trop loin pour moi. Je sonne la vue du sanglier pour que César se tienne prêt. Je me dis que ça va être bon pour lui et tend l’oreille pour entendre sa décoche.

RIEN ! Le sanglier est passé trop loin pour lui aussi ! Des coups de feu claquent ça et là. On entend sonner la Mort aux 4 coins de la battue.

Je suis aux aguets en me disant que ce n’est pas possible qu’on n’ait pas encore vu de chevreuils se faufiler.

Tout à coup mon regard se tourne et est attiré par des mouvements dans le bois de l’autre coté de la plaine. A 100M de là, presque en face du poste de César à 80m de lui dans la battue, quelque chose bouge…

Un chien ?Un renard ? Non, c’est un chevreuil.

César ne peut pas le voir depuis son poste mais ne manquera pas de le voir sitôt qu’il se sera avancé vers lui.

Il se rapproche de la plaine. Là, je me dis que ça commence à sentir bon pour César ou moi s’il tourne à droite…

S’il prend à gauche, en revanche, c’est foutu.

Il s’arrête aux abords de la plaine avant de s’y engager un peu.

Les coulées qui y passent l’emmèneront soit tout droit jusqu’à César, soit jusqu’à moi s’il suit le même trajet que le broc que j’avais tué à cet endroit en tir d’été, soit elles l’emmèneront sur la ligne de retour.

L’animal, une chevrette, s’engage franchement dans la plaine. C’est mal parti pour César mais ça peut venir vers moi.

OUI, elle suit le même chemin que le broc, je me tourne et me prépare…

Elle s’arrête en plein milieu de la plaine. Elle tend l’oreille pour savoir où sont les chiens afin de se soustraire aux menées et à leur vue ou leur odorat.

Elle repart mais change de direction et repart vers le boi , direction la ligne de retour.

Et merde, foutu pour moi aussi…

LA voilà qui rentre dans le bois, elle continue tout droit et dépasse mon TS. Elle est passée à 45m environ à l’intérieur du bois.Tant pis…

Soudain, elle quitte sa coulée pour obliquer légèrement vers moi.

Je n’en perds pas une miette et me remet à y croire.

Allez Gad, reprends tes repères. Où sont les coulées ? Ha oui là, il y a la grosse à 12m, là une moins marquée mais fréquentée à 15m.

Je pivote sur mes pieds, au cas où…

La chevrette continue son chemin et se rapproche d’avantage.

Le puma monte, prêt à faire son oeuvre. La voilà qui s’avance d’un pas engagée vers la coulée qui m’arrange. J’arme.

Elle s’arrête, elle est à 30m. Je désarme lentement. Elle regarde partout et renifle la voie des chiens qui suivaient le petit sanglier. Un aboiement lointain la fait repartir mais d’un pas moins franc.

28m. 27m .26m .25m.24m elle continue à avancer. Elle passe la tête sous une touffe d’épines, c’est ma chance : je réarme.

23m, 22m, 21m, 20m, 19m, c’est bon mon Gad, c’est bon…Elle va te passer sur la droite à 15m, PAR-FAIT !!!

18m, 17m, 16m Elle s’arrête à nouveau !

Je me concentre et tiens mon armement mais je sais que si elle ne fait pas rapidement ce petit pas, je vais être obligé de désarmer et qu’elle va me capter.

Là on est au moment où c’est le premier qui bouge qui a perdu…

Soit le gibier vous offre l’occasion en or, soit il vous a ba***sé en beauté.

Je ne sais plus quand elle a fait ce pas, je me souviens juste que la flèche est arrivée sur le spot que je voulais atteindre.

Seul mon empennage dépasse de son omoplate. La voilà entravée par une flèche qui l’a traversé et s’est plantée dans l’arbre derrière. J’entends le sang et le bulles. L’eau rougit entre les baliveaux.

Je sonne la Mort.

D’après mon angle de tir, je sais que les poumons sont touchés qu’un omoplate est cassé et que le cœur ou les gros vaisseaux sont touchés. Elle se débat quelques secondes, parvient à se décrocher de l’arbre et chute dans entre les baliveaux inondés. Elle se relève, retombe. Se relève à nouveau, fait quelques pas, la flèche pend maintenant sur son flanc. Elle semble n’avoir pas compris ce qui s’était passé. Ses pattes ne la porte plus, elle retombe. Sa chute décroche la flèche et ma chevrette rend son dernier soupir.

Entre mon tir et sa mort, 15 à 20 secondes se sont passées. La chevrette a parcouru moins de 20m.

Je m’assieds sur mon TS et tente de reprendre mes esprits.

La chasse continue.

Les rabatteurs sont maintenant en train de revenir vers nous dans le carré situé dans notre dos.

10 minutes ont passé depuis mon tir et les traqueurs annonce un gros sanglier. C’est fois ci c’est sûr c’est pour César !!!!Je me réjouis pour lui en espérant que ça lui passe comme il faut.

Ca se rapproche, ça casse du bois ! Il ne doit pas être petit pour faire autour de bruit !!

Merde, ça dépasse le poste de César et c’est toujours pas sorti…

Vite, une flèche. J’encoche et me tourne ! Il vient droit sur moi !

Je le crois pas dans la même battue mixte je vais avoir une chevrette et un sanglier qui me seront passés à proximité.

Je suis super en confiance, le tir que je viens de réussir me conforte dans mes certitudes.

Là où le sanglier va sortir c’est l’endroit même où j’ai tué mon sanglier cet été.

S’il sort, l’Histoire va recommencer, il ne peut en être autrement.

Il arrive vite, très vite. Je ne le vois pas mais je l’entend….

Sa tête passe entre des bouchons d’épine. Ha oui, un bon 80kg, bien râblé.

Il continue sans ralentir. Il saute sur l’allée, je décoche à l’endroit exact où j’avais décoché cet été. Le résultat n’est pas le même : je passe 5 cm sous son cœur ! Arghhh, je suis vert !

Je m’en veux d’autant plus que je réalise que j’ai fait une connerie, une double connerie même.

1/Je le tire alors qu’il va vite, très vite. Trop vite. Il était à 5m mais quand même, bien trop vite.

J’étais trop en confiance à cause de mon tir de cet été à cet endroit là et à cause de mon tir sur chevrette

2/Si j’avais attendu qu’il saute le fossé, j’aurais pu le tirer bcp moins vite et avec un profil ¾ arrière autrement plus facile à atteindre.

On sonne la fin de traque, je vais chercher un bracelet auprès du Sheriff qui m’engueule parce que je suis descendu de mon TS juste avant les 3 coups mais surtout parce que j’ai raté le gros sanglier…

Je retourne sur le spot pour apposer le bracelet. César me rejoint et me félicite chaleureusement.

En fin de traque, bcp de curiosité autour de ce chevreuil sonné Mort sans détonation…

« C’est les chiens qui l’ont pris ? »

« Un rabatteur l’a piqué ? »

Notre Président, Benoit, sait en voyant ma troche que c’est moi qui ai sévi.

Il me félicite mais me dit aussi que j’aurais pu laisser mon TS à César…

Les gens regardent très intrigués l’entrée de la flèche et sa sortie.

Les photos sont assez explicites sur le travail de l’ACE 145 grains…

Analyse a posteriori : Tir à 18m soit 3 m de plus que mon estimation

Angle très léger 3/avant, presque plein profil. Omoplate fracturé, poumons perforés et cœur touché

Distance de fuite : une vingtaine de mètres.

Pour le sanglier : une grosse connerie. Archer trop en confiance et grisé par une réussite antérieure et un tir réussi quelques minutes auparavant.

Matériel : Semi recurve Puma 64@29, fleche Légacy 2219 , lameACE 145 grains.

Publié dans : Chasse - Par Loison.J
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Mardi 27 janvier 2009 2 27 /01 /Jan /2009 23:04

 

Dimanche 25 janvier , chasse au chevreuil en poussée silencieuse au cœur de la Sologne. Le temps est beau et froid, pour ce matin. Il faut en profiter, l'après-midi ne s'annonce pas terrible.

L'équipe de copains habituels tire au sort les n° de postes. Ce sera la 4 pour moi. Le haut d'un petit bois, coincé entre deux friches assez sales en cours de boisement naturel de frênes. Un couvert de 2/3m de haut.

Nous pouvons tirer 2 animaux, brocard ou chevrillard mâle identifié.

Je m'installe discrètement sur ma chaise, à l'intérieur du bois, en prenant soin de ne pas croiser la coulée, et vérifie mes possibilités de tir selon les angles.
Il est 9h30. Il y a 2 battues, mais mon poste est identique pour les 2. Pour le 1er rabat, je suis très au-devant.

Quelques pigeons me passent au-dessus. Tout est calme. Seuls les sifflements des sarcelles posées dans les roselières de l'étang proche rompent le silence. Les pousseurs sont encore loin, je ne les entends pas. J'ai bien envie de me poser en contemplatif sur ma chaise, mais je me force à rester debout et immobile, maintenant mon attention. Les occasions sont rares à l'arc, et s'il s'en présente une, je n'ai pas l'intention de la galvauder.

Il est maintenant 11h, un mouvement m'attire l'oeil sur ma gauche, à l'opposé du sens d'arrivée supposé du gibier, compte tenu du rabat. Un brocard!
Il rentre discrètement dans ma bande de bois, de la friche. Il est encore dans la coulée, mais un virage sur sa droite l'en sort. Aïe! C'est vraiment sale, que de la brindille...
Il est 15m sur ma gauche, je pivote, arme le compound et cherche l'ouverture.
Plein profil, il progresse au milieu des branches de fusains et troènes puis s'arrête, baisse la tête et ramasse quelques brins d'herbe.
La fenêtre de tir apparait. Assez petite, mais bien suffisante pour le vol d'une flèche: tout son poitrail est accessible.
Je place le pin, vérifie le BAS, recontrôle le pin, et décoche!

L'impact me semble bon! Le brocard fait volte-face et rejoint en quelques bonds plus ou moins bien maîtrisés la friche d'où il venait.

Je me calme, respire, me remémorant les détails de l'action, le sens de fuite, puis sonne la mort.

J'attends quelques minutes, puis vais contrôler ma flèche, plantée en terre exactement dans le sens du tir. Toute rouge. Une poignée de poils longs au sol. Quelques gouttes de sang, dont certaines avec quelques bulles. ça confirme le placement supposé.
Je laisse tout cela en place, quitte le lieu pour rejoindre les rabatteurs. Ayant tiré, je vais finir la traque comme rabatteur, et surtout, je leur indique le secteur de remise afin de le laisser tranquille le temps nécessaire.

Une heure après, fin de battue, Bertrand m'accompagne avec sa munsterlander Arrow pour commencer la recherche.
Nous ne trouvons que quelques gouttes de sang sur 3/4 m après l'impact, puis plus rien!
La molinie bien jaune ne porte aucune trace sanguinolente!
Bertrand engage Arrow sur la piste. Elle semble savoir où elle va, nous la laissons faire, pas de sang pour contrôler. Ah si! Là, une herbe rouge! La friche est très sale. Arrow bifurque sur sa gauche, et lève un chevreuil, à 30/40m de l'anschuss! Une chevrette!
Bertrand la ramène au dernier sang. Elle empaume la voie, de nouveau du sang...

... et là, la grosse voix de José: "Il est là, ton brocard!"

José est posté à une centaine de mètres de là. La chevrette levé dans sa direction par la recherche lui a attiré l'oeil sur une tache rouge: le brocard étendu. José s'est posté bien après moi, pour le 2ème rabat, alors que le chevreuil avait déjà passé l'arme à gauche, sans l'apercevoir.

Nous laissons faire la chienne, sans passer devant, et arrivons au brocard! Arrow pille le chevreuil.

Satisfaction de tous côtés!

Flèche de haut de poumons, les deux sont traversés.
Mais recherche pas du tout évidente sans chien de sang, voire impossible!!! Le brocard a eu le temps de parcourir plus d'une centaine de mètres sans gros indices, à travers un e friche très dense. L'hémorragie a eu lieu en interne, résultat du placement haut.

Cette action de chasse ne sera peut-être pas celle qui me laissera le plus d'émotion, par rapport à une approche, par exemple. Mais deux belles satisfactions:
celle de m'être fondu dans le territoire de ce brocard, et la relative maîtrise dans la réalisation, une flèche propre.
  arc : Mission X3 60#28, fût XX78 2219 600gr, Lame Striker 125gr.


 

2ème épisode, présidentiel celui-ci...

Après un déjeuner tout simple, très léger et équilibré, à base de crudités et d'eau, comme vous pouvez l'imaginer, nous voici repartis pour une battue dans un autre secteur l'après-midi.

Ayant prélevé, je rabats. Mais cette fois-ci, nous allons avoir de la musique ! Une meute de 6 bassets fauve de Bretagne nous accompagne

Et leurs maitres Jean Luc BOULBEN et Jocelyn LESTURGEON

(ou plutôt va nous précéder !

Après les consignes (les mêmes que le matin), le choix des postes, nous allons attaquer directement dans les coins les plus sales, une coupe gagnée par les ronces.

Bertrand a affiné son poste par rapport à la fois précédente, et se trouve désormais dans la fourche d'un énorme chêne.

Les chiens, à peine découplés, mènent aussitôt. Nous aurions bien dérangé un ou deux chevreuils sur pied en train de déguster l'herbe tendre du chemin !

La menée est belle. Je coupe à travers les ronces, afin de lever d'éventuels brocards calés là dans l'espoir d'échapper aux chiens, et aussi le ou les sangliers dont nous avons vu les boutis. Je ne lève rien, si ce n'est une bécasse.

Au bout de quelques minutes, une sonnerie! 2 coups longs et taïauté! Oooh, c'est du côté de Bertrand, ça !
Nous rappelons les chiens, les rattachons, afin d'éviter de relever l'animal blessé. Nous irons chasser un autre secteur dans l'attente.

Bertrand nous explique.
L'animal chassé par les chiens est un brocard, il le voit arriver vers lui rapidement. Le brocard passe sous son chêne. Bertrand le siffle, ce qui l'arrête immédiatement! Il est plein 3/4 arrière, tourné vers le chêne, à 12/13m. Le Mathews est armé, le pin aux dernières côtes, compte tenu de l'angle. Il décoche !
Le brocard décampe après l'impact, fait une boucle et rentre dans du très sale.
Bertrand a une mauvaise impression, ayant vu une patte désarticulée tourner dans la fuite. Ce serait l'épaule opposée, ce serait normal avec l'angle. Mais il lui semble qu'il s'agit de celle du côté du tir...

Dans le doute, nous attendons l'arrivée de Jean-Claude Colombier et Jean-Christophe Ogé, conducteurs de chiens de sang, et Bessi, la Rouge de Jean-Claude.

La recherche débute plus d'une heure après le tir. Bessi remonte la voie, le sang est abondant pour contrôler, malgré la pluie. 150m plus loin, le brocard est relevé. Le temps de reprendre Bessi au collier pour la libérer, et la voilà en poursuite ! Le temps de rattraper le retard, Bessi coiffe le brocard qui sera dagué aussitôt par Bertrand, collé au chien.

La flèche est rentrée derrière l'épaule pour ressortir devant. Sans doute un saut de flèche à la décoche suite à la mise en alerte...

Bravo à Bertrand pour son sens de la chasse et du placement, à Jean-Claude, JC et Bessi pour la recherche !

Une journée faste !

arc : Mathews Switchback , fleche Rebel Hunter 2008 , lame Striker 125 grs



 

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Lundi 26 janvier 2009 1 26 /01 /Jan /2009 00:00
Guillaume GOULET a prélevé le 30 décembre dernier à l'arc un beau sanglier de 70 kgs sur un territoire privé de Sologne
atteinte au défaut de l'épaule, l'animal a parcouru 150 mètres, s'est calé dans un roncier et a été retiré et achevé par le tireur après un pistage rapide jusqu'au roncier.

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Dimanche 4 janvier 2009 7 04 /01 /Jan /2009 22:48

Dimanche 4 janvier 2009

 

Bravo à Christophe Chavet ,pour premier grand gibier à l'arc

Une chevrette de 21 kg ,tirée depuis un tree-stand à 3 mètres de haut 

distance de tir 12 mètres ,distance de fuite 20 mètres

arc: PSE The Beast de 55 livres , fléche easton 2413 , bilame Magnus

 

Bravo à Franck Hocquet

pour sa chevrette de 18 kg ,tirée depuis un tree-stand

distance de tir 10 mètres ,distance de fuite 500 mètres environ

Chevrette retrouvée grace à nos amis conducteurs de chien de rouge

Jean-Claude Colombier ,Christian Gambier et Jean-Christophe Ogé et bien sur la chienne Bessi 

un petit récit de Franck Bientôt 

Je participais à une chasse organisée par le CABS, sur un magnifique territoire et allais me placer à proximité de Christophe CHAVET dans une futaie relativement claire. Lui s'était perché très discrètement sur une plate-forme "fabrication maison" contre un bel arbre à 35 mètres de moi. J'installais mon tree seat sur un charme d'une circonférence d'environ 20 cm. Depuis cet affût, je surplombais une coulée apparemment très fréquentée située 10 mètres plus loin entre Christophe et moi et pouvais, le cas échéant, surveiller les animaux venant dans mon dos depuis une parcelle en regénération. Je m'installais non sans avoir coupé toutes les petites branches afin d'ouvrir de belles fenêtres de tir. Nous étions en place vers 10h15 et entendions certains chiens japper au loin. Vers 10h45, deux chevrettes empruntèrent la coulée passant devant moi. La première semblait plus petite que la seconde. J'armai alors mon arc à poulie au moment où la première ne pouvait me voir en raison du soleil que j'avais dans le dos et qui l'éblouissait. Elle s'arrêta un instant dans ma première fenêtre de tir située à 10 mètres de moi. Je choisissais ce moment pour décocher une flèche (trophy ridge hailfire 300) équipée d'une bi-lame "german kinetic". J'avais visé le défaut de l'épaule mais n'avais pu voir mon atteinte. Cette chevrette repartit au pas en faisant le dos rond et s'arrêta 20 mètres plus loin. Le second animal n'avait rien capté de ce qui s'était passé et continuait à avancer calmement. Je pouvais retirer le premier animal ou sonner l'atteinte d'un animal mais j'imaginais alors que ce deuxième animal puisse aller vers mon voisin. Et là, ce qui n'avait de chance de se produire qu'à raison d'une chance sur 10 peut-être se produisit ! Arrivée à l'anschuss, cette seconde chevrette huma l'air longuement, regarda sa comparse qui était immobile et qui la regardait également, rebroussa chemin et bifurqua en direction de Christophe qui n'avait pas perdu une miette du spectacle. Au loin un chien jappait avec insistance. La chevrette s'arrêta un instant mais continua alors droit sur Christophe. Là, c'était moi qui allait être au spectacle ! Christophe ne bougeait pas et semblait attendre le dernier moment pour armer. Je craignais qu'il ne se fasse repérer à l'armement. Puis d'un geste lent et sûr, il monta son arc à poulie, l'arma et décocha une superbe flèche au défaut d'épaule. L'animal revint au galop dans ma direction, arborant sur son flanc et pendant quelques foulées l'empennage de la flèche de Christophe. Puis la chevrette s'arrêta à 20 mètres de moi, se coucha, tressaillit quelques secondes et rendit son dernier souffle. La première chevrette qui regardait toujours s'éloigna doucement tandis qu'un chien se rapprochait. Le chien rattrapa la chevrette mais hors de notre vue et un autre chasseur entendit comme un cri d'animal pris. Ce chien, un épagneul revint plus tard avec du sang sur l'oreille et le poitrail. Je sonnais enfin l'atteinte d'un chevreuil et Christophe fit de même. Christophe vint à ma rencontre tout éberlué de ce qui venait d'arriver. Nous nous rapprochâmes de la dépouille de l'animal qu'il avait tiré et je le félicitai chaudement. Il me remercia de ne pas avoir sonné de suite l'animal que j'avais tiré. Nous marquâmes sur une vingtaine de mètres les traces puis revinrent aux voitures après l'annonce de fin de traque. Une recherche rapide commença avec l'aide d'autres chasseurs. Des traces de sang et de viscères étaient visibles à certians endroits mais les boucles effectuées par l'animal rendait la recherche difficile. Un (célèbre) conducteur de chien de sang fut appelé et arriva en début d'après-midi accompagné de Christian GAMBIER. Pendant qu'une nouvelle chasse commençait l'après-midi, Jean-Claude COLOMBIER et Bessi commencèrent donc une recherche qui aboutit rapidement. Au lieu de suivre les nombreuses boucles décrites par l'animal (sûrement poursuivi par le chien), Bessi, sûre d'elle emmena Jean-Claude, Christian et Jean-Christophe qui avait pour l'occasion abandonné l'habit de chasseur à l'arc pour reprendre celui de conducteur. Elle les emmena directement vers la dépouille de la chevrette qui 500 mètres environ après l'anschuss avait manifestement subi les morsures et les assauts d'un chien tenace : en guise de butin de guerre, une partie du cuissot manquait !
Christophe et moi qui avions accompagné Bertrand pour le rabat de l'après-midi revenions aux voitures quand les conducteurs sortirent de la forêt, ramenant la dépouille de cette chevrette. J'exultais ! Christophe était tout aussi heureux que moi.
Cette chasse avait une autre saveur pour lui car il venait de prélever son premier chevreuil à l'arc.
Merci à Jacques, le président de cette chasse et à ses compagnons pour leur accueil. Merci au CABS en général et à Bertrand en particulier pour l'organisation de cette chasse. Bravo à Christophe pour son sang-froid et sa précision. Merci à Jean-Claude, à Christian et à Bessi.
Enfin merci à Saint Hubert pour cette extraordinaire journée de chasse à LANCOME.
Cordialement, franck

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Dimanche 28 décembre 2008 7 28 /12 /Déc /2008 10:15
Vendredi 26 décembre
2 sangliers (25kg et 75kg) tirés en Sologne
à l'occasion d'une battue mixte (seul archer, posté « mobile » au milieu de la
battue) : le petit tombe sur place (tir derrière l'oreille !), l'autre fait
40 mètres (tir ¾ arrière).


Arc BW 55#, flèches 22/19, lames Grizzly 160g


Vincent Lalande
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Mardi 23 décembre 2008 2 23 /12 /Déc /2008 22:53

Salut,

Voici la photo d'un nouvel animal prélevé à l'arc. Il s'agit d'un jeune brocard qui avait perdu ses bois. Je chassais ce samedi 20 décembre 2008 à NEUNG SUR BEUVRON et venais de me percher sur un gros chêne. 10 minutes après avoir taillé deux fenêtres de tir en intersection des deux coulées qui contournaient l'arbre une chevrette suivi de ce brocard se présentèrent dans une des deux coulées. Ils venaient face à l'arbre. Arrivée à 5 mètres de l'arbre, la chevrette me capta et se figea (j'étais à mauvais vent). Le brocard s'immobilisa à 12 mètres de moi mais en regardant dans une autre direction. J'avais repéré l'emplacement des deux bois manquants et pointais déjà mon pin sur son poitrail. Je profitais de son inattention pour décocher ma flèche à la base de son cou. A l'impact, il bascula en arrière et essaya de se relever comme un pantin. La flèche l'avait transpercé et ressortait au niveau du cuissot. Il s'écroula à 6 mètres de l'impact et rendit son dernier soupir quelques secondes plus tard.

Mon arc est toujours un Hoyt Ultratec (60 livres). La veille, j'avais reçu (de Frère Loup) et monté plusieurs flèches Trophy Ridge (Hail Fire 300) ainsi qu'une lame "german kinetic". J'ai l'impression que cette lame coupe autant après le tir qu'avant... Ma tenue est toujours une tenue Predator "green deception" achetée également chez Frère Loup.

Cordialement,

Franck HOCQUET

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Mercredi 17 décembre 2008 3 17 /12 /Déc /2008 22:55

Toutes nos félicitations à Claude Leveque, pour son premier sanglier à l’arc

Invité à une chasse au sanglier,le dimanche 14 decembre.

Chez notre ami Pascal Lepron .

 

Voici quelques données techniques : sanglier de 35kgs en fuite devant teckels

et fox, fléché entre 6à 8 mètres   ¾ arrière avec un arc traditionnel  Black

Widow  55 livres  et lame German Kinetics , blessé foie et cœur , distance

de fuite 20 à 25 mètres.

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