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Chasse

Jeudi 3 mars 2011 4 03 /03 /Mars /2011 17:22

Pour la fermeture j'étais invité par Delphine et Claude qui est lieutenant de louveterie sur le secteur de Moulins
Les deux premières journées furent consacrées à la chasse au lapin. Jean-Louis est venu nous rejoindre le samedi .Malgré une trentaine de flèches tirées par nous deux, aucun de ces diables de garenne ne périt sous nos lames. Les trois fusils qui rattrapaient nos maladresses alignèrent en fin de soirée un beau tableau de 21 lapins.
Le dimanche chasse au sanglier en forêt de Vendat près de Vichy : Claude rabat avec 29 de ses chiens courants (des Anglos) et je suis le seul archer parmi 8 tireurs. J'ai senti un peu de scepticisme à mon égard parmi mes compagnons de chasse.

Le n° 15 m'est attribué. Je suis seul sur une allée de 150 m et je choisis moi-même mon emplacement. Ayant repéré deux coulées distantes d'une vingtaine de mètres, je décide de placer mon échelle d'affût (fabrication maison) entre les deux. Tout en espérant un hypothétique passage sur celle de droite, la fenêtre de tir étant plus propice. Au bout d'une heure d’attente, j'entendis la meute se rapprocher. Je me lève et me concentre. Soudain je vois arriver sur ma gauche une magnifique bête noire qui passe à 5m de mon affût. Je lui laisse faire encore quelques mètres afin qu'il se retrouve de 3/4 arrière et je décoche ma flèche au défaut de l’épaule.

Au bout de 10 à 15m l'animal se met à cracher du sang puis il heurte un arbre et le fût en alu casse net. A 40m il vacille et s’écroule, raide mort. Je descends de mon affût afin de protéger les chiens de l'éventuelle sortie de ma lame. En fait celle-ci s'est fichée dans l'omoplate opposée. La fin de chasse est sonnée car il n'y avait qu'un sanglier d'attribué (il y a des bracelets dans l’Allier). Mes compagnons sont médusés et surpris par l'efficacité d'une telle flèche.Je ne vous raconte pas mon bonheur
Merci à Claude et Delphine pour ces quatre merveilleuses journées passées en leur compagnie
Arc recurve " LE CELTIC " de François Dessecaut , 65# , flèche EASTON CAMO 2117 , SNUFER 135 grains
Amicalement
BRUNO PUZELA

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Mercredi 2 mars 2011 3 02 /03 /Mars /2011 22:39

Dernier grand rendez-vous de l’année de notre chère association chez notre copain Seb pour clôturer cette belle saison.La date était prise depuis longtemps, le jour J sonne. Direction le fin fond de notre belle Sologne : Lamotte-Beuvron, la bien nommée.

Le maître des lieux nous accueille avec un bon café de bienvenu, des consignes de tir sont distillées par notre président et Seb nous indique les animaux qu’il nous est possible de prélever …

Nous sautons dans nos costumes de scène équipés d’un énorme fatras, un vrai déménagement pour certains, et rejoignons nos chefs de lignes qui pilotent les hostilités.

Pour ma part, je suis mon ami Olivier qui va être d’un précieux conseil arrivé à mon poste :

«  Tu vois Yves, il y a deux ans je me suis placé sur cette belle coulée …. Un sanglier est venu me trouver ainsi qu’une belle chevrette …. » Je fouinasse, regarde les traces à gauche, à droite, beaucoup d’indices fort intéressants qui me disent que ce beau chêne en a déjà vu passer pas mal … pourquoi pas moi alors ??? Me voici enfin installé sur mon échelle (merci les établissements Borderioux, impeccable !!!) l’attente commence … un chevreuil sort de l’enceinte à 300 M de là : raté !20mn plus tard la traque arrive : rien devant, rien à droite, rien à … Si : un mouvement à gauche … jumelles vite …zut une chevrette, seule, elle écoute les traqueurs. Le spectacle vaut le coup d’œil ! elle se couche alors que la traque est à moins de 50 mètres d’elle. Elle redémarre, vient vers moi, mais …. Elle n’est pas seule !!! jumelles … un brocard !!!! mon rythme cardiaque s’accélère. Calme. Respire … ils arrivent, ils s’arrêtent, écoutent, redémarrent, ma coulée de gauche sera la bonne …. Je suis prêt, mais le sort en a décidé autrement : ils accélèrent le pas et se mettent au petit trot. Je suis armé mais impossible de tirer : bien trop risqué, la flèche serait bien alléatoire à cette vitesse. La plaine est là derrière à moins de 100 m quand … le brocard qui suivait la belle s’arrête deux mètres avant la lisière et fait demi tour. Il s’engage dans la coulée qui passe à droite de mon arbre.

Le bras d’arc est tendu. La corde est armée. Je suis prêt,. Je suis ma cible. Distance 11 mètres. La fibre verte de mon viseur pointe sur le cœur de mon Bro’c. Un arbrisseau me gène. Je garde la visée. Il redémarre. Je décoche ….Plock … le bruit résonne mais je doute sur l’atteinte. Le bruit est trop sourd à mon goût. L’animal détale. Un rideau de végétation masque sa fuite. Je descends de mon perchoir pour aller vérifier ma flèche et pour me rassurer … moment de doute mais si, les indices sont bien là.

Je pibolle 2 coups…… puis taillotte( Mère noël vite une nouvelle pibolle SVP …). J’appel les traqueurs  qui arrivent 2 mn juste après. Petit récit rapide de la scène : notre président traque aujourd’hui et il est accompagné de Nathalie Lahalle mais aussi de sa chienne Arrow, qui se met très rapidement sur la voie de l’animal blessé. 100m : rien.Nous arrivons dans une sapinière très claire, le doute s’installe de nouveau : mauvaise flèche ?Arrow ne lâche pas l’affaire. Au contraire : elle file loin devant. Bertrand la rappelle, la chienne écoute son maître, revient mais repart aussi vite. Je cherche les indices les yeux rivés au sol, le sang est bien là, quand Bertrand me tape un grand coup sur l’épaule !

«  il est là-bas ton brocard, bravo Yves félicitations !!! »

Ouf !!! soulagement : c’est aux pieds d’une Arrow toute frétillante que je retrouve mon premier brocard. « Voilà, ça c’est fait » que dirait un grand gaillard …..

Distance de fuite 180 pas, flèche légèrement trop arrière, atteinte foi estomac.

Merci Seb, Merci Olivier, Merci les rabatteurs, Merci Arrow, à l’année prochaine ….

- Yves THUILIER -

L’arc : Mathews DXT 59 #, La flèche : Rebel Hunter 6075 coiffée d’une striker, Le bonhomme : 1m82, 74 Kg …

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Mardi 1 mars 2011 2 01 /03 /Mars /2011 01:59

Les sœurs Tatin à peine oubliées, c’est un autre héros de cette bonne commune de Lamotte Beuvron qui nous accompagne aujourd’hui… En effet comment ne pas associer le célèbre « Auguste Pignard » à ce chef lieu de canton solognot. Les plus anciens se souviennent encore de ce personnage imaginaire, casquette vissée sur le crâne, mégot de cigarette sur la commissure des lèvres, couperose sur le nez, passé à la postérité grâce au Collaro Show. Les plus jeunes demanderont à leurs ainés ou à Google de quoi il en retourne…

Une flamme postale aurait pu indiquer : « Lamotte Beuvron, sa tarte Tatin et la maison natale d’Auguste Pignard », j’aurai pour ma part plutôt opté pour : « Lamotte Beuvron, La Gerbe : ses chevreuils, ses sangliers »

La dernière chasse collective du CABS de la saison, comme traditionnellement depuis quelques années, se tient à la Gerbe. Sébastien nous ouvre le territoire familial pour cette poussée silencieuse de fermeture. Les consignes sont « rondement » menées et la quinzaine d’archers présents ce jour là suivent bientôt leurs chefs de ligne. Mais quel accoutrement ! Qui un tree stand sur le dos ? Qui une chaise d’affut ? Ah…si, quand même, 3 ou 4 archers ne sont pas encore atteints de « grimpomania », et résistent à la tentation de se percher dans le premier chêne venu. La chasse à l’arc…le plaisir retrouvé : Un arc, une flèche, et hop ! vive la liberté. En trois mots c’est ce que l’on dit aux futurs chasseurs lors des journées de formations… S’ils savaient ??

Je n’échappe pas à la règle. Le tree stand sur le dos, les tree step en « ventral », la sacoche-banane-multipoches garnie à ras bord (belle invention les multipoches…plus il y en a, plus vous en mettez !), la trompe, les jumelles, le harnais de sécurité, et enfin mon arc et son carquois bien rempli (des fois que…)

Je dois rejoindre une ligne à quelques minutes de marche, et je profite de l’instant pour redonner les ultimes consignes à mes compagnons de battue. Le vent est un peu de coté, de «  noroit » comme le dirait un bon hutteu du marais picard. La petite troupe s’égrène au fur et à mesure de notre avancée, et c’est à trois archers que nous entamons la dernière ligne droite. Un ultime fossé enjambé et nous relevons la tête…pour voir au loin une laie et 7 bêtes rousses sortir de l’enceinte et rentrer chez le voisin ! La faute à « Pas de chance » ou plutôt à un chasseur à l’arc sans doute un peu bruyant lors du montage de son affut ?

J’occupe le dernier poste, et remonte d’une bonne cinquantaine mètres dans la battue, le long d’un petit chemin bordé de beaux chênes. Je porte mon dévolu sur l’un d’entre eux. Ce secteur m’a porté chance il y a deux ans, lorsque j’ai pu y prélever une chevrette, peut être en sera-t-il de même aujourd’hui ?

Le rituel du montage est bien rodé. Tree step à sangles, platine du tree stand, puis pose du tree stand sur la platine. Rapide coup d’œil, puis élagage de quelques branches gênantes sur mes fenêtres de tir, et sur mon arbre. Le début de battue sonne alors que j’en termine avec mon « stand ». Je scrute les gaulis de châtaigniers à ma gauche pendant les premières 90 minutes en caressant l’espoir d’y apercevoir le chevreuil tant convoité. Mais c’est vain ! L’engourdissement me gagne. Je n’ai pas le temps de finir quelques exercices musculaires, qu’une masse noire apparaît au loin. Elle se rapproche au trot ; De 70 m elle passe très rapidement à 45 m. Elle décide de poursuivre sa route par le petit chemin.  La «masse noire » se transforme très vite en un magnifique ragot solognot. Je me positionne sur ma plate forme… Les pieds, les épaules, Pick a spot… Le sanglier se rapproche : 15, puis 10, puis 5m.

Mon regard se porte entre les deux omoplates. A cet instant je pense à l’estocade du matador sur le taureau. Il faut que ma flèche se transforme en « estoc » et puisse atteindre les gros vaisseaux du cœur. Elle touche déjà son but et pénètre de 50 cm, là où mon œil me le commandait. Seul dépasse maintenant le cresting et les plumes fluo. Il part sur quelques mètres, mais se ravise très vite. Je le suis du regard. Il vacille, puis s’arrête deux ou trois fois sur une cinquantaine de mètres. Enfin,  il disparait de ma vue.  L’attente commence.

Je laisse passer les quelques minutes « réglementaires » puis file au devant de Sébastien que j’entends se rapprocher. En deux mots je lui dresse la situation et lui conseille de ne pas trop s’approcher avec sa chienne de la zone de tir.

Vincent qui n’avait pas perdu une miette du spectacle vient aux nouvelles. Je décide par commencer de descendre nos tree stand avant d’entamer les premières recherches. La chose fut faite prestement. Vincent piaffant d’impatience me rejoint dans les touffes de molinie où déjà j’aperçois les premières gouttes de sang. Il est aisé de suivre les premières dizaines de mètres. Nous décidons de faire les « grands devants », c'est-à-dire de longer l’allée de bordure pour voir si l’animal a sauté…

Sur cette allée, nous rejoint Laurent qui a bien aperçu un sanglier se dérobant, «  mal en point » d’après ces dires, et qui à dû passer « là, sur cette coulée entre deux bouleaux ». Nous suivons donc cette coulée, qui nous amène bien à cette allée de limite. De l’autre côté c’est le voisin… Nous dissertons sur la conduite à tenir, lorsque Laurent semble sentir comme une odeur de « goudron »… ? Il porte le regard presque à ses pieds et à deux mètres, la bête noire de Sologne est là, immobile, sans aucun souffle, juste quelques gouttes de sang au dessus de l’omoplate gauche, là où le matador porte son estocade…

Un fort moment de bonheur intense partagé avec mes compagnons de recherche, vient achever cette action de chasse. La journée se solde par une extraordinaire chasse et des souvenirs plein la tête…mais je laisse le soin aux auteurs de deux autres belles flèches d’y aller de leurs plumes !

Un grand merci à notre hôte, à nos rabatteurs(euses), et à Valérie pour ses belles photos !

Distance de tir 5m, distance de fuite 150m. Atteinte poumon, gros vaisseaux du cœur, la lame traverse le sternum et s’arrête dans le radius.

Arc « Spoiler » de chez Ben Pearson « vintage 1989 » 63 #, pas de viseur, pas de décocheur, tube carbone alourdi tuyau plastique, lame Zwickey Eskimo.

Philippe Lavallart

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Lundi 28 février 2011 1 28 /02 /Fév /2011 22:58

Aujourd’hui 27 février 2011 dernière chasse du C.A.B.S chez notre hôte Sébastien Mallein et dernière chance pour moi de tiré un chevreuil cette saison !
Apres le rond du matin les chefs de lignes sont désignés par Seb, je choisie Bertrand « mon guide de chasse » car Papa je n’ai pas confiance il me placerait mal !
Je mets beaucoup de temps à me placer car c’est a l’autre bout de la propriété et je n’arrive pas à mettre mon tree-stand et ça commence fortement à m’énerver mes heureusement Bertrand et là ! Et il me dit de changer d’endroit d’environ  80 mètres en arrière j’écoute les précieux conseils de mon guide !
après 1h de chasse toujours rien en vue a part les pigeons qui me narguent …
je commence a scruter au jumelle quand je vois 3 chevreuils qui arrivent (1chevrette et 2 jeunes) mais ils passeront 20 mètres derrière moi !10 minutes plus tard je n’es pas entendu arriver dans mon dos une chevrette avec un magnifique brocard qui ne porte que 2 perches très hautes, il s’arrête a 25 mètres mais ça fait loin ! Je veux assurer mon tir, ils repartent tranquillement !
20 minutes plus tard j’entends du bruit qui arrive sous mon tree-stand,
je regarde 1, 2,3/1, 2,3 =un très jolie 6 ! Ohhh oui un magnifique brocard sous mon tree-stand ! Mon palpitant est déjà à 180 ! Je commence à vouloir armer pour lui faire une flèche de colonne mais je ne la sentais  pas ! Il commence à partir vers ma gauche arriver a 13m je le siffle par 2 fois et la il s’arrête j’attends environ 5-6 secondes il commence à vouloir  s’avancer mais ma flèche rentrera exactement la ou je voulais en ¾ arrières, pour finir devant la patte avant gauche, je suis fortement rassurer avec le bruit de l’atteinte, le cri qu’il a fait et surtout le sang qui commence à jaillir !
Je vais voir Bertrand pour aller voir si on le retrouve on prend l’anschluss  et partons pour la piste facile avec le sang, arriver à côté de 3 petit sapins ce magnifique brocard avait rendu son dernier soupir ici !
Atteinte : les deux poumons et 120 mètres de fuite !
Je pense que c’est ma plus belle flèche que j’ai faite cette saison
« UNE BONNE ET BELLE FLECHE »
je remercie Bertrand pour m’avoir placé et rabattu, Seb pour son territoire et José pour les réglages des cames et des axes.
ARC: MARTIN shadowcat 60#, flèche: Rebel hunter 6075, lames: ZWICKEY Eskimo 125gr
Edouard LAVALLART

 

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Dimanche 20 février 2011 7 20 /02 /Fév /2011 23:25

Je vais vous raconter ma merveilleuse journée du dimanche 20 février
il s’agit d’une superbe chasse aux lapins à l’arc, et pour l’instant à chaque fois que j’y vais, saint-hubert est avec moi !
Nous avons chassé avec une quinzaine de « Beagles », à peine lancés les chiens mènent déjà sur les lapins nous entourons les ronciers afin de pourvoir tirés les lapins. Ma première flèche lui passera à quelques  centimètres … mais la 3eme flèche sera la bonne et viendra mettre fin à son défilement devant les chiens !
Dans un autre roncier je tire encore un peu de lapins, arrivé dans un roncier plus clair, un lapin sort à la course, je décoche et la flèche vole d’un trait à son but ! Je suis très content, car 2 lapins ça commence à faire pas mal ! Et j’en connais un  que l’on ne nommera pas mais on l’appellera « papa » qui commence à se mordre les doigts en voyant un score de 2à 0 pour l’élève !
Durant les autres battues, je tire encore des lapins mais à chaque fois cela ne passe pas très loin !
C’est à la dernière haie que le festival va commencer ! Je me place en bout de haie et la un lapin vient me saluer à seulement 5 mètres de moi, grave erreur pour lui ! La zwickey lui rentre derrière la tête ! 3 à 0 ! La sa commence à chambrer dans les coins ! Il reste un gros roncier est j’ai décidé de me placer à coté de mon père pour voir ces exploits ! 4 lapins arrivent vers papa mais en vain ! Il a surement oublié le viseur ! Il y aura quand même un peu de poils sur une de ces  flèches et moi je viendrais clouer un autre lapin devant les yeux de mon père ! Aieee la défaite est cuisante et ça nous fais un beau 4 à 0 pour l’élève !
Durant cette journée j’ai tiré 20 flèches pour 4 lapins ! Papa à tiré 25 flèches !
Nous étions 20 archers : 17 lapins de tués et 206 flèches de tiré !
Voila a bientôt et bonne fin de saison a vous tous
Edouard Lavallart

 

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Mardi 15 février 2011 2 15 /02 /Fév /2011 00:30

Ce dimanche, c’est avec plaisir que je me rends à VELLES,  au sud de Châteauroux, à l'invitation de Pascal LEPRON, président des chasseurs à l'arc BERRY- BRENNE, pour participer à une chasse aux gros gibiers.

Je ne connaissais ni le lieu de chasse, ni les participants. Donc, en ce qui me concerne, la première battue consiste à repérer les archers berrichons disséminés au milieu des très nombreux randonneurs et vététistes qui, eux aussi, s'étaient donnés rendez vous sur la place de l'église !!!

Ce premier rapproché s'est finalement passé sans encombre et après avoir retrouvé 2 «CABSIENS» (merci Bertrand pour les photos), tout le monde rejoint le territoire de Jean Patrick ORDONNEAU qui nous accueille chaleureusement.

Pour la troisième battue, je me trouve en bout de ligne près d'un chemin étroit et d'un fossé.

La traque n'a pas débuté qu'une harde d'une douzaine de cervidés se défile dans mon dos à une vingtaine de mètres. Au milieu de plusieurs grands cerfs, j’en repère un dont les bois sont blancs et qui porte un bois cassé d'un coté ce qui, compte tenu des consignes du matin, autorise son tir. Je prends la visée alors que les animaux sont arrêtés à une vingtaine de mètres de moi. Malheureusement, derrière l'animal visé alors en plein travers, est arrêté un second cerf. Je patiente et après quelques instants qui me parurent cependant durer longtemps, ce dernier avance de quelques pas, aussitôt je lâche ma flèche. Je perçois mon atteinte trop en arrière, instantanément la harde s'éclate et l'animal tiré suit 3 autres cerfs.

Immédiatement, je sonne le cerf tiré que Vincent répète plus distinctement…et Jean Patrick sonne la fin de la battue.Rejoint par mes voisins, je recherche ma flèche en vain. Du sang marque la voie de fuite en quantité assez importante. La flèche est retrouvée recouverte de sang à environ 150 mètres de l'anschuss. 4 cerfs ont été vus par Jean Noel traverser une plaine, dont un trainant à l'arrière des autres et ayant un bois de cassé.La décision est prise d'attendre le début d'après midi pour entamer la recherche.

Après un repas plein d'incertitudes (!!!), Pascal, Gilles et ses chiens, Jean Noel et moi-même, nous nous lançons dans une recherche qui s'annonce difficile.Nous rejoignons la plaine ou les cerfs ont été vus le matin et retrouvons facilement les pieds et quelques gouttes de sang. La chienne prend immédiatement la voie et c'est parti pour une marche rapide le long des haies. Nous atteignons une zone plus sale dans laquelle les chiens manifestent un intérêt certain. Le cerf est relevé avant que l'on est eu le temps de réagir malgré un sprint derrière ATHOS le drahthaar. Du sang est retrouvé au saut de la route et nous poursuivons la voie vers un bois clôturé.Du sang se trouve de l’autre coté de la clôture et sur le grillage, mais avant de poursuivre il convient d’obtenir le droit de suite. Ce laps de temps permet à chacun de reprendre son souffle, puis c’est reparti. L’animal a dû récupérer de son effort car plusieurs reposées très marquées sont visibles sur le tapis de feuilles mortes. De nouveau, la chienne reprend la voie sans hésitation et nous conduit au milieu de bois clairs jusqu’à un grand étang. La poursuite dure depuis déjà 2 heures et les marques de sang ont disparues de la voie. Une ile se situe à environ 80 mètres de la rive et on imagine que le cerf a pu se réfugier à cet endroit. Gilles décide de retourner au grillage afin de vérifier la voie.la chienne la reprend sans aucune hésitation et quelques de sang sont repérées. Le garde des lieux nous rejoint et nous propose gentiment d’aller en barque vérifier la présence de l’animal. Il s’avère que celui-ci n’a pas gagné l’île, mais il est évident qu’il a pris l’eau. Le doute commence à sérieusement gagné les esprits. Gilles propose de faire le tour de l’étang afin de vérifier la sortie de l’eau de l’animal. Le garde exprime sa réticence car il craint que l’on dérange le territoire. Jean Patrick qui est consulté par téléphone nous demande de stopper et c’est avec frustration et déception que l’on commence à rebrousser chemin. Finalement, le garde autorise à ce que la bordure soit vérifiée sur une centaine de mètres. Rapidement la chienne marque, le cerf a simplement fait une boucle dans l’eau puis est ressorti. Gilles entre dans une parcelle de genets et annonce aussitôt le cerf qui est à nouveau relevé. Chacun d’entre nous entame un nouveau sprint et Gilles qui avait immédiatement lâché ATHOS, annonce un ferme. Le garde des lieux est le premier sur les lieux et met fin à cette poursuite. Il est environ 17h30.

Finalement, mon atteinte était plus en arrière que je ne le pensais. En effet, la découpe a permis de constater que le foie avait été atteint.

Un grand merci donc à Gilles CHANTELOUP et ses chiens, à Pascal et Jean Noel qui ont activement participé à la recherche, à Jean Patrick, sans qui cette journée n’aurait pu avoir lieu et à l’ensemble du groupe présent pour leur accueil.

Arc Bowtech Diamond 60 livres, flèche rebel hunter 6075, trilame Montec G5

Cordialement

Ludovic DEWAELE

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Dimanche 13 février 2011 7 13 /02 /Fév /2011 23:16

A quelques centaines de mètres de l’hôtel-restaurant du même nom, et dont la renommée gastronomique est due à une fameuse tarte « brulée » et non pas renversée comme on le croit trop souvent,  Sébastien avait eu la bonne idée de compléter un groupe d’archers constitués par quelques membres de l’ASCA (pour les néophytes l’ASCA a été la première association de chasseurs à l’arc française, créée en 1969 !), par quelques archers du CABS.

La battue du matin m’avait laissé apercevoir 5 chevreuils en 2 minutes. De belles aubaines, me diriez-vous ?? ma foi non,  ceux-ci vidaient l’enceinte alors que nous allions nous placer…

Le déjeuner, un moment important et toujours fort convivial, spécialement en compagnie de quelques « dinosaures »  de la chasse à l’arc, dont notre ami Paul De Foucaud, laissait les plus jeunes bouche bée. Les histoires d’ours, de grands koudous, de phacochères, de flèches de « 1000 grains » avaient emboitées le pas au magret de col vert séché, et au civet de ragondin au cidre fermier. Notre ami SEB dû siffler la fin de la récréation, au grand dam de la plupart des convives…

La deuxième battue me voyait à un poste proche de la route et d’une habitation voisine. Quelques chênes, pour la plupart centenaires, occupaient la place, mais de ci de là, un tremble, un châtaigner, un épicéa essayaient cependant de grappiller du terrain. Je jetais mon dévolu, sur un arbre à la circonférence modeste (ça permet de mieux observer derrière vous, voire de pouvoir également tirer avec un angle bien plus important…). Le tree stand en place, l’attente pouvait commencer. Quelques minutes plus tard, alors que les rabatteurs commençaient à peine leur « travail », un mouvement d’oreille me fait tourner la tête. Un chevreuil, mais non..deux chevreuils sont arrivés, sans aucun bruit, à 30m. Ils écoutent la pibole du plus jeune des rabatteurs, qui avait pour l’occasion troqué son instrument « à corde  et poulies » pour un instrument à vent en corne de vache…

La chevrette précède son jeune de l’année, et pendant 2 minutes, immobiles, ils écoutent. Puis, à ma grande déception, ils prennent le parti de se glisser sur le coté opposé…

Le rabatteur (Edouard L. se reconnaitra) arrive bientôt à ma hauteur. Il me signale que mes empennages fluo sont très visibles, et que mon tree stand n’est pas très haut. Il n’obtient comme toute réponse  qu’un « bouttt » étouffé par le protège visage camo,; l’effronté ne sait-il pas que les chevreuils ne distinguent pas les couleurs, et qu’ un tree stand placé trop haut accentue la difficulté des angles de tir ? Il passe. La battue commence à se prolonger lorsqu’au loin deux chevreuils « débuchent ». Ils traversent rapidement la plaine. Quelques secondes plus tard, ils me semblent vouloir se diriger vers mon voisin. Non. Ils obliquent et mon poste me semble sur la trajectoire de leurs fuites… Très rapidement j’analyse la situation. Devant la chevrette, derrière un jeune brocard en velours. Je laisse passer la chevrette, puis me concentre 6m derrière, sur l’épaule du fugitif. Tout va très vite. Je suis très confiant dans ma décoche, et les plumes ensanglantées de la flèche, plantée dans la racine d’un gros chêne à moins de 5m me rassure sur l’atteinte. Je me retourne pour suivre dans sa fuite « mon » brocard. Il tente en vain, sur 15m, de rejoindre celle qui l’a sans doute vue naitre, puis ralenti, passe au trot, puis au pas. Déjà un filet vermillon, suinte le long du flanc. Il s’arrête à moins de 40 m ; Il se couche calmement, puis, dans la seconde qui suit, s’endort à jamais… »

Arc « Spoiler » de chez Ben Pearson, « 08.06.1989 » (c’est pas le N° de série, c’est la date d’achat !), pas de viseur, pas de décocheur, puissance 63 # , Tube carbone alourdi tuyau plastique, lame Zwickey Eskimo, distance de tir 5m, distance de fuite 40m, atteinte Poumons / Foie

Un grand merci à SEB et tous les participants de cette journée. Cabs 1 – ASCA 0 … à quand la revanche ??

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Mardi 1 février 2011 2 01 /02 /Fév /2011 00:38

Le départ était donné à 6 H 30 ce matin en direction de la Vienne, arrivée vers les 8 H 45 sur place avec l'accueil habituel de notre hôte Jean-Marie. La matinée commencera difficilement avec peu d'animaux vus à portée, pour une bonne partie de l'équipe. Néanmoins, Thierry débutera la matinée avec un magnifique mâle fléché de 3/4 arrière et François Breuzin, avec un très beau tir sur une daine, avec une belle flèche de 3/4 arrière au tradi. Un bon petit repas, nous réchauffera après cette matinée fraîche. Départ pour l'après-midi tous remontés à bloc pour l'après-midi. Chacun ayant peaufiné, ou conservé son poste, l'équipe de rabatteurs se remettait en marche.Brice flèche une daine l'après-midi.

 

Vers 15 H 00 trois daims se présenteront à mon poste à 19-20 mètres en plein travers. J'arme sur un daguet, prend un maximum de temps et décoche. Je vois mon encoche lumineuse s'enfonçait et traverser l'animal derrière l'épaule exactement où je visais. L'animal fait 40-45 mètres, se dresse debout sur ses deux pattes arrières le long d'un petit chêne et bascule à la renverse dans un dernier soupir. C'est la première fois que je voyais un animal tiré, s'écrouler à vue de la sorte.

16 H 00 la fin de journée s'annonçait, quand un petit groupe de 15 animaux s'approche, j'aperçois une daine blessée, deux impactes rouges de chaque côté. Je me dis si elle approche je la tire, quand deux daines se séparent et se positionnent à 10 mètres de mon tree stand en plein travers, j'arme vise, et suis du regard la daine blessée passer entre 25 et 28 mètres. Je me dis non tire la daine blessée, ce que je fais, mais rate ma cible. Elles font demi-tour et se calent à 50 mètres devant moi. Quand surgit 80 daims dans mon dos, j'arme plusieurs fois sur le paquet d'animaux marquant des temps d'arrêt, mais je surveillais la daine blessée. Tout le monde se regroupe en face de moi à 50 mètres, quand ils décident de tous repasser sous mon tree stand. Plusieurs daines s'arrêtent, à 20 mètres, j'en choisit une et décoche. Elle reste sur place avec la colonne sectionnée, je décoche une seconde flèche de 3/4 arrière afin d'abréger ses souffrances. Je réencoche sur le paquet de daims resté à portée lorsque j'aperçois Philippe L. Arriver en traqueur, je désarme et l'aperçois prêt à reflècher la daine, je lui fais signe que se n'était pas nécessaire, et lui fait part de la situation.
Le temps de démonter mon tree stand et je croise Franck qui m'informe qu'il a fléché également une daine.
Une bonne journée, encore merci à Dame Nature et Saint Hubert, et surtout un grand merci aux traqueurs pour leur sympathie et la traque qu'ils ont fait pour notre plaisir et notre passion.
Arc Mission X4 62 livres, flèche Rebel Hunter 4560 et lames Striker 125 g.
Vincent Lenoble.

Vincent.Lenoble-copie-4.jpg

 

J’observais cette compagnie d'une quinzaine de daims depuis environ 45' situer à une centaine de mètres de moi et j'avais remarqué
qu'il y avait une majorité de mâle .... Les rabatteurs faisant route vers mon emplacement j'avais peur qu'ils partent au pré...mais d'un seul coup ils viennent sur moi et s'arrête a environ 50m puis se rapproche petit a petit de mon emplacement sans vraiment se soucier de moi ....merci les traqueurs car les daims se soucier plus des traqueurs que de moi faut dire que j’étais enclavé entre deux chênes lierre et assis tranquille. Et d'un pas tranquille ils se déplacent pour venir passer dans la couler que j'avais choisi..... je décide de prélever le premier car très joli mâle bien coiffer ...je profite qu'ils passent dans une taller de petit chêne sale pour armer a 20m avant de rentrer dans ma fenêtre de tir qui se trouve entre 6 et 10m max ...le premier daim que j'avais choisi rentre dans celle-ci et hop... je décoche ...au moment de la décoche je le vois s'effondrer puis partir au galop avec toutes
la compagnie ... il descend la petit vallée et remonte de l'autre cote et s'effondre arriver en haut mais j'avais vue ma flèche entrer a l'arrière et haute ...et je croyais qu'il était partie avec ...je la retrouverai plus tard a env.10m de l'anchuss.Au final un daim prélevai de 76 KG. ma flèche lui rentre devant le cuissot arrière gauche et sort a l'arrière de l'épaule droite donc 3/4 arrière gauche ...... un moment très fort et intense que je souhaite a tous ...
cette matinée de chasse riche en sensation ma permis de voir 1 renard 3 lièvres et beaucoup de daims....
un grand merci a tous.
À Bertrand chabot pour m'avoir conseillé sur l'emplacement.... aux traqueurs qui ont fait un bon boulot .....Et a Gérard chabot .....Il sait pourquoi!!!!

Arc Hoyt Lazertec 60#, fut. Carbone express, bilame stinger

Thierry Bardet.

Thierry.Bardet.jpg

 

La harde est composée de 5 animaux et se déplace furtivement dans le bois en venant vers moi...ce matin deux groupes de 10 daims sont passés à ...30m.
Après les discussions de midi mon choix est fait....je ne touche pas à mon tree-stand même si la tentation est grande de se rapprocher de la coulée de la matinée.
Je suis en place depuis 30mn lorsque ce groupe se présente et prend...une des innombrables coulées me permettant une occasion de tir. Coup de stress, respiration, tout devient calme. Il s'agit de 3 femelles et de deux jeunes.
Mon choix est fait ce sera la deuxième, fenêtre de tir à 18m. Les animaux trottinent puis marchent d'un pas alerte puis re-trottinent....ils sont inquiets.
Je cale ma séquence de tir et je m'applique : visette / niveau à bulle / tout s'enchaine dans la sérénité comme à la maison. Zone vitale : tir !
Je vois la femelle accélérer d'un coup et la flèche arriver très derrière avec éjection de sang.
Merde ! L’atteinte n'est pas bonne, l’animal part en zigzaguant dans le bois alors que le reste du groupe se fige sur place. 50m plus loin elle s'écroule pour ne plus se relever.
Saint- Hubert m'a aidé pour ce premier daim de ma vie : le verdict de Philippe est confirmé à la dépouille : c'est la rupture de l'artère rénale qui aura mis un terme à ce qui aurait pu être un animal blessé.
Le soir dans la voiture, après débriefing, les conseils de Bertrand  sont simples mais plein de sagesse : "tire plus près et en plus d'une bonne flèche tu obtiendras une belle flèche !"

Cordialement  Brice Sauvanmagnet

Brice.Sauvanmagnet.jpg

 

"Lundi matin, je change de poste, les chasses précédentes  les daims m'ont contourné ou je n'ai pas eu la patience d'attendre et je suis descendu rabattre. Il fait froid, je fais un effort mon Tree-stand installé je ne bouge plus. 

Flac, et cri de l'animal. Un voisin vient de faire mouche. Claude, Gérard ou Franck? 

Dans mon dos il y a un chêne couvert de lierre qui m'empêche de voir, mais pas d'entendre. Quelques pas d'animal et je vois une daine le bas de la patte arrière gauche en sang qui vient passer tranquillement ou plutôt douloureusement à moins de dix mètres de moi. Pas d'hésitation, l'acte de chasse est engagé, il faut aller au bout. Je laisse la daine passer derrière une petite branche, arme et décoche. La flèche traverse l'animal et se plante dans le sol. Je la trouve trop arrière à mon gout. La daine pousse un cri (ce sont les voisins qui me l'ont dit à midi) et continue son chemin. 

Elle traverse l'emprise de la ligne électrique et vacille, se cale derrière un gros sapin, puis il me semble, s'écroule. Elle doit être morte, il faut refaire le film. La première flèche handicapait la daine, elle saignait beaucoup, je vois le sang depuis mon TS, mais était-elle mortelle? La mienne, entre devant la patte arrière, l'animal étant trois quart arrière, ce doit être une bonne flèche. J'attends midi pour descendre, Bertrand a donné des consignes précises.

La daine est là, lovée sous la souche du pin maritime comme dans un sommeil. Franck vient me rejoindre, c'est lui qui a tiré. A l'examen, ma flèche qui est sortie par les poumons, semble la seule mortelle, et surtout on constate que la daine était malade, et donc va directement au trou.

Pour moi la matinée est triste, j'ai fait enfin une très belle flèche. Mais tuer un animal blessé et malade, même s'il fallait le faire, n'est pas ce que j'attendais de cette chasse.

Je ne fais pas de photo de mon trophée avec mon recurve et l'après midi je traque!!

François Breuzin

 

Après un lever très matinal et un crochet par Mont Près Chambord, nous arrivons à Saint Pierre de Maillé au petit matin. Après les consignes habituelles de Bertrand, je vais me placer à l’endroit indiqué à Bertrand mais deux autres chasseurs y sont déjà occupés à monter leur tree stand. Tant pis, le territoire est à tout le monde et je tâcherai de mieux caler ma destination la prochaine fois. J’installe mon tree seat à la limite d’un plateau au bord d’une petite vallée. Quelques minutes après le début du rabat, une harde de daims passe au loin et une daine s’en détache et vient dans ma direction. Elle avance péniblement, s’arrête régulièrement mais ne semble pas essoufflée. Elle doit être blessée ou malade. Elle passe dans une coulée à 22 mètres de moi quand je
tente un tir qui l’atteint au cuissot. Elle change sa trajectoire et part vers François qui placera une très belle flèche pour achever ses souffrances. L’animal est très malade et sera enterré à l’issue de la chasse. Je rentre déjeuner avec les autres chasseurs et les rabatteurs puis repars me poster au même endroit. Vers 15h00, une harde de daims arrive au galop dans mon dos. J’arme mon arc et pivote sur mon tree seat en espérant qu’un animal s’arrêtera à proximité. Les daims passent sans s’arrêter et à force de rester contorsionné et en extension, j’actionne mon décocheur. La flèche part... Je la récupère enduite de sang. Quelques minutes plus tard, Gérard me rejoint et me demande si j’ai vu un animal qu’il a tiré et qui a emmené sa flèche. Nous ne trouvons pas d’indices autres que la piste du jeune daim que ma flèche a touché. 200 mètres plus loin, nous découvrons l’animal mort, atteint d’une flèche qui sera entrée près du museau et sera sortie près des cervicales. Nous retournons ensuite chercher d’autres indices de l’animal touché par Gérard mais en vain et dérangeons un peu Claude dans la fin de son affût. Les autres chasseurs ont eu beaucoup de réussite et surtout ont mieux placé leur tir. Bravo à eux et merci aux rabatteurs.

Cordialement  Franck.Hocquet

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Dimanche 30 janvier 2011 7 30 /01 /Jan /2011 22:15

Chevrillard à Saint Maurice
J’ai fléché ce chevrillard vendredi soir mais mon atteinte était trop en arrière. Jean Claude COLOMBIER et ses deux chiennes sont venus m’aider à retrouver cet animal le lendemain matin. Après une longue et difficile
recherche, l’animal était relevé et « coiffé » par Bessi. Merci encore à Jean Claude et bravo pour cette très belle action de chasse. Mon matériel est toujours le même.
Cordialement, Franck

Franck-HOCQUET-copie-2.jpg

Publié dans : Chasse - Par Loison.J - Communauté : Chasse à l'arc
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Lundi 17 janvier 2011 1 17 /01 /Jan /2011 17:54

"Premier chevreuil pour Olivier.
La dernière chasse collective organisée par le CABS à Saint Maurice de la saison 2010/2011 a eu lieu ce samedi dernier. 32 chasseurs postés, 6 rabatteurs et rabatteuses accompagnés de 9 chiens étaient présents. Après le tir de 3 flèches d’entraînement et les consignes habituelles, la chasse pouvait commencer. Vu le
faible nombre de rabatteurs, une nouvelle tactique de rabat était adoptée : au lieu de faire une battue peignée en séparant en deux les rabatteurs, une seule équipe allait évoluer sur le territoire ce qui permit de décantonner tous les animaux des parcelles très sales sans avoir à les rabattre à nouveau. Une vingtaine d’animaux furent aperçus dont quatre sangliers (3 furent tirés mais ratés), un renard ainsi qu’une quinzaine de chevreuils (dont deux furent tirés).
Olivier COURTAIGNE, équipé d’un arc traditionnel, tirait pour la première fois une chevrette qui allait s’écrouler 250 mètres plus loin près d’un autre chasseur. Seuls deux chasseurs postés ne virent aucun animal. La chasse fut suivie d’un déjeuner convivial. Merci aux rabatteuses, aux rabatteurs, à leurs chiens ainsi qu’aux chasseurs postés dont certains venaient même de PARIS, de CHARENTES ou du POITOU. Merci à Brice pour la photo de groupe ainsi qu'à Jean-Claude COLOMBIER qui se tenait prêt à intervenir en cas de besoin !
Cordialement, Franck"

 

"Mon premier chevreuil !
C'est avec mon tree-stand flambant neuf que j'arrive en forêt de St Maurice samedi dernier. Vu le nombre important de chasseurs Franck m'avait demandé de le prendre et j'avais manifesté le souhait, si possible, d'être posté en haut du territoire, vers le centre équestre.
Après un mot de bienvenue (+ café et croissants !) et les consignes d'usage je pars dare-dare vers mon poste car je mets encore un certain temps à mettre en place le matériel. Mes voisins de la dernière chasse à Lancôme s'en souviennent peut-être... Arrivé sur place j'ai beaucoup de mal à repérer les coulées annoncées mais heureusement j'avise 2 tontons flingueurs avec des échelles sur le dos (des ramoneurs sans doute) qui passaient par là et qui me disent l'air rigolard "Mais Non, pas là ! Va plutôt te mettre dans l'sale là-bas..." Le conseil fut bon et je remercie donc ici chaleureusement Gérard C. et Georges M. qui se reconnaîtront !
Je pose donc consciencieusement mon tree-stand sur un vieux chêne que j'élague un peu pour dégager mes angles de tir. Sans le savoir, je me suis installé pilepoil au-dessus de la coulée !
Après 2 heures d'écoute attentive j'entends sur ma gauche arriver une chevrette au trot rapide. Elle est seule et se défile en longeant le centre équestre après avoir été dérangée par les rabatteurs que j'ai croisé 30 mn auparavant. J'ai le réflexe de ne pas bouger une oreille pour ne pas faire fuir la belle. La chevrette passe très précisément sous mon tree-stand... Je commence alors à me lever pour me placer dans l'axe de fuite et je décoche ma flèche au moment où la chevrette s'arrête en lisière du chemin. La décoche est nette et ma flèche vole parfaitement. Je ne sais pas bien si elle a bougé avant ou après l'impact. Dans un 1er temps je pense avoir manqué mon coup en voyant bondir la chevrette dans la futaie mais au dernier moment je vois qu'elle emporte avec elle l'empennage rouge et noir de ma flèche. A ce moment je ne suis pas certain du tout que ma flèche soit bien placée...
Entendant le signal de fin de chasse et après 1 heure 1/4 d'attente, je file aussitôt à l'anschuss et repère immédiatement des traces abondantes de sang rouge vif. Je suis soulagé car avec une telle perte de sang l'animal ne peut aller bien loin. Avec mon voisin, venu gentiment à ma rencontre, nous remontons la piste et pensons trouver l'animal après chaque roncier. Mais non la piste se poursuit et nous rencontrons finalement un groupe d'archers qui nous signalent que le chevrette a été retrouvée à 100 m de là.
Ca y est j'ai enfin eu mon 1er chevreuil ! certes avec une flèche de débutant mais aussi après beaucoup de tentatives infructueuses et pourtant sans aucune frustration.
Après cette belle journée de chasse nous sommes reçus par Christine et Franck dans leur nouvelle maison où nous nous régalons de cerf, de chevreuil et de sanglier.
Je tiens à remercier chaleureusement chacun de vous, membres du CABS, pour les conseils que vous m'avez donnés à l'occasion de nos chasses, des entraînements ou du Challenge GREG. Ils m'ont permis d'acquérir de l'expérience, de la confiance mais aussi de rester conscient que j'ai encore beaucoup à apprendre !
Mon arc est un recurve démontable Black Widow PSA III de 63 livres. Flèche Easton Camo 2317 avec une bi-lame Zwickey 135 grains. Distance de tir 24 m. Distance de fuite 250 M.
Bonne fin de saison à tous !
Amitiés
Olivier Courtaigne


 

Olivier-COURTAIGNE-chevrette-15-janvier-2011-Saint-Maurice1.jpg

Saint-Maurice-photo-de-groupe-15-janvier-2011.JPG

Pendant-le-rabat.JPG

Allee-des-bremailles.JPG

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