Le blog du C.A.B.S

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Chasse à l'Arc Beauce Sologne

Publié le par CABS
Publié dans : #Lièvre

Premier lièvre à l'arc avec mon tradi !

Fléché à 5 m, il restera sur place !

Julien T.

Premier lièvre

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Publié le par CABS
Publié dans : #Mouflon

Samedi 2 novembre, c’est le départ pour mon troisième séjour dans le CAROUX. Une semaine basée sur l’espoir de pouvoir enfin concrétiser cette chasse qui peut être aussi rapide qu’interminable.

En arrivant le samedi soir, cela nous laisse une journée pour aller au repérage des postes et faire découvrir à nos deux nouveaux LA COMBE. A peine parti tous les quatre à l’assaut des pentes escarpées que déjà nous pouvons observer quelques mâles se dérobant devant nous, ce qui a pour effet de nous presser d’être au lendemain.

Le lundi et mardi, ayant les gambettes fraiches, je décide de monter au plus haut de la zone afin d’aller chercher les animaux là où se trouve les combats en cette période de rut et où très souvent ils se font dorer en plein soleil (quand il est là!) à partir de la mi-journée. J’ai l’occasion d’armer deux fois sur ces deux premiers jours mais le vent est décidément contre moi, avec ces bourrasques qui tournoient sans cesse dans l’arène d’ANDABRE.

Le mercredi est consacré au repos et à la préparation d’un bon repas que nous partagerons avec des archers locaux et avec qui nous avons fort sympathisé. Ils nous font part de leur expérience et nous prenons note d’un maximum de conseil afin d’affiner nos deux prochain jours.

Le jeudi, la fatigue se faisant ressentir, je vais à mi- pente là où les années précédentes, les contacts avec les mouflons ont été nombreux. Mais cela sera de courte durée puisque vers 10h Jean-Louis flèche un mâle. L’esprit de camaraderie et solidarité qui se forge pendant ces séjours fait que je prends la décision d’aller aider notre « mentor sexagénaire ». Arrivé sur place, après les photos et congratulations, il me dit qu’il va finalement essayer de le descendre tout seul. Exténuer, je reste à son poste, ce qui ne me dérange pas trop car le secteur est très bon. Vers 14h30, un bout de nez blanc se faufile entre les châtaigniers mais je me fais capter. Sans vraiment l’avoir effrayé, ce très beau mâle recule de quelques mètres et se met de profil à 15 m. Mon pin se pose sur lui et la flèche part, il accuse le coup et part en trombe vers la ravine la plus proche. Il y a de belles tâches de sang sur 2 m après l’Anschuss et plus rien.

N’ayant pas vu correctement sa fuite, je décide de faire venir Laetitia B, la chasseresse locale, qui est en train de former son jeune teckel. Elle monte avec Mathieu D. La recherche commence et le chien va de bon train vers la ravine où l’on commence à retrouver quelques gouttes de sang puis de grosses reposées. Et enfin il est là, 70 m plus loin. Le soulagement fait place à une grande émotion que je ne pourrai pas complètement contenir.

Photos, félicitations et enfin la descente de l’animal vers la voiture, qui ne sera pas de tout repos puisque sous le coup de l’émotion, mon sens de l’orientation est quelque peu perturbé mais grâce à Mathieu nous arrivons à bon port après quelques glissades et une belle roulade mais sans bobo.

Merci aux copains pour cette semaine de partage, merci à Laetitia et Mathieu, merci Le CAROUX qui à lui seul nous procure ce type de sensations.

Arc Hoyt RX3, tube Carbon Express, lame Exodus.
Christophe F.

Retour du Caroux

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Publié le par CABS
Publié dans : #Mouflon

Voici mon septième séjour dans le Caroux. J’ai beau me dire que j’ai à peu près fait le tour de cette forme de chasse, je suis inexorablement attiré chaque année par cette vallée et ce petit village de Castanet. Je ne peux me passer de ces vieilles maisons en pierre, de son torrent qui dégringole sous la fenêtre de notre gîte en direction d’Andabre, de la convivialité de notre groupe autour de la table et des bons repas que nous nous efforçons de préparer à tour de rôle.

Je connais maintenant chaque « piège »  de mon secteur, les vieux châtaigniers pourris qui entravent le sentier qui serpente et qui se referme progressivement, les éboulis de pierre, les roches couvertes de mousse, les rigoles formées par la pluie et qui imbibent le sol prêt à vous entrainer dans la ravine après un dérapage non contrôlé sur les feuilles ou contre une racine mise à nue. La Nature se défend contre l’intrus qui tente d’importuner les habitants de ces lieux... Il faut payer de sa personne pour approcher les mouflons. Nul n’en revient indemne.

Chaque endroit m’est maintenant familier et je revis les rencontres passées. 

Après le repérage du dimanche, je rejoins mon tree-stand installé tout en haut de la combe, dans une tallée de châtaigniers. Les premiers jours m’ont permis d’apercevoir plusieurs animaux se déplaçant sur les murets en ruine à une cinquantaine de mètres de mon premier affût. Le mardi soir, avant de redescendre, j’avais donc modifié ce dernier. Et c’est vers 9h45 que j’ai la chance de voir, sorti de nulle part, ce joli mâle de 4 ans ½ qui monte sur ma gauche sans détecter ma présence. A 25m je l’arme alors qu’il passe derrière un gros châtaignier, il s’arrête à 10m sur une pierre plate, trois quart avant. Je vois ma flèche le traverser plein poumon et finir dans le pierrier avec un cliquetis qui lui fait tourner la tête à la recherche de cet objet insolite. Il n’a rien compris, rien senti, ne m’a pas vu mais il est mort debout…. Il reprend sa marche lentement, gravi un surplomb et se couche. Je me mets à trembler d’émotion, comme d’habitude, incontrôlable. Puis vient la pluie de SMS et le quart d’heure d’attente mais je ne vois déjà  plus les cornes derrière ce gros rocher où il s’est couché pour mourir...

La descente jusqu'à la voiture fut ma punition.

Arc Bowtech Carbon Knight, Powerflight équipée d’une bilame Stinger 125 grains. Tir à 10m fuite 10 m.

Atteinte poumon, foie, viscères.

Jean-Louis D.

Addiction
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