Le blog du C.A.B.S

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Chasse à l'Arc Beauce Sologne

Publié le par CABS
Publié dans : #Chevreuil

Grande première sur ce territoire d'Anjou, qui organisait pour la première fois une battue aux chevreuils réservée uniquement aux archers (d'ordinaire c'est au plomb de chasse !)

Une bonne quinzaine de chasseurs à l'arc se retrouvait donc là, pour la grande majorité d'entre nous, plutôt des "vieilles branches" et je me retrouvais seul au rond avec mon compound, entouré de "traditionalistes" (ça me rappelait le début du CABS…)

Les postes avaient été préparés à l'avance et pour la première battue j'héritais d'un tree stand dans un endroit dégagé, les pieds à 1m50 (!) et placé à 5m d'une grande allée… On ne s'improvise pas organisateur de chasse en battue à l'arc, certaines règles sont impératives pour avoir quelques chances de tirer un animal en bonnes conditions.

Ce qui devait se passer arriva. Je voyais une dizaine de chevreuils pendant cette première traque, mais ne put décocher aucune flèche (les animaux passaient trop vite ou trop loin… ). Si je reviens l'an prochain, je décline l'offre du tree stand posé à l'avance et je prends ma chaise !

La magnifique meute de 10 Bassets Fauve de Bretagne, parfaitement "sous les ordres" du piqueux, formait un lot parfaitement homogène et les menées se succédèrent les unes après les autres, à chaque fois uniquement sur l'animal de chasse…

Les "tradis" avaient bien tiré quelques flèches et "par miracle" un jeune brocard fut récupéré, touché qu'il était juste au-dessus du sabot ! (sans commentaire)

La deuxième battue fût plus rapide, puisque tout le monde était au sol, et que la parcelle chassée était plus petite. Je demandais un coin "assez sale", et je me plaçais au milieu des ronces et des fougères. Quelques animaux furent lancés (toujours sans résultat) et en fin de chasse, une menée se rapprochait de mon poste. Une chevrette s'arrêta à 18m, plein profil, pour écouter la meute. Je posais mon pin sur sa cage thoracique et dès l'impact de la Striker Magnum, je vis une grosse tache rouge au niveau des poumons. Je la suivit du regard sur 40m, où elle stoppa net sa dernière course.

Philippe L.

Une chevrette angevine

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Publié le par CABS
Publié dans : #Chevreuil

Connaissant certains membres depuis déjà pas mal d’années et adhérent sympathisant depuis 3 ans, chaque année, j’essaye de venir à 2 ou 3 chasses. Il y a quelques temps déjà, je suis venu juste à Blanchamp où j’ai passé une agréable journée et surtout dans une bonne ambiance et avec un bon repas, coucous excellent et quelle gourmandise les chocolats. Cette fois-ci, je suis venu un week-end entier. Arrivé le vendredi soir, apéro et collation de chasseur à base de pâté de sanglier maison, filet de daim Rossini chez un autre CABSien. Le lendemain matin Christophe C me récupère à 7h15 devant la boulangerie Feuillette.

Nous voilà partis direction Lamotte-Beuvron sur le territoire de St Maurice. Il fait -6°C et la route est bien blanche, la prudence est de rigueur. 8h 10 nous sommes sur place et les participants arrivent au fur et à mesure. Inscription sur la feuille de battue, petit tir sur cible pour vérifier que rien n’a bougé sur l’arc ou le bonhomme. On s’équipe, café brioche pour se réchauffer, répartition des secteurs de poste et consignes données par Christophe C.

Aujourd'hui, le plan de chasse est de 1 cerf de moins de 8 cors, 1 chevrette, 2 brocards, 2 chevrillards, et sans restriction de tir, nuisibles, sangliers et daims. Pour une dernière journée en commun, le tableau est encore riche car cette année il n’y a pas eu trop de réussite sur le territoire.

Consignes terminées, on signe le carnet de battue et nous voilà partis sur notre zone où nous serons tout seul. On va « à couillon ville » me dit malicieusement Christophe C.. Nous embarquons dans la voiture et allons-nous garer un peu plus près. Un quart d’heure de marche et nous sommes sur zone. Nous parcourons discrètement les layons et les allées pour trouver la coulée prometteuse. Nous nous installons à environ 100m l’un de l’autre sans pour autant nous voir.

Je choisis la bordure d’une ancienne coupe avec des herbes hautes jaunies et quelques taillis de repoussi de bouleau il y a une belle coulée à l’intérieur de la partie boisée en pin mais très clairsemée. J’installe ma chaise sur un pin entouré de baliveau de bouleau et de pin afin d’être un peu mieux dissimulé et parce que les animaux aiment bien aussi longer les espaces couverts. Je coupe quelques branchettes pour me créer des fenêtres de tir, Je ne peux tirer que latéralement et devant moi, je suis dos à la traque. Derrière moi le rideau d’arbres est trop dense il me faudrait trop couper. Ce n’est pas grave je vois bien à travers car il n’y a plus de feuilles, et je suis bien masqué des animaux qui arriveraient. D'ailleurs, il y a trois chevreuils qui me passent dans le dos à 30m assez rapidement mais pas paniqués, à la queue leu leu distants de 15m entre eux. Ils ne m’ont pas repéré et ils se dirigent vers le poste de Christophe C. Une belle chevrette, un jeune brocard et pour fermer la marche un brocard plus volumineux avec une belle coiffe en velours. Ils disparaissent de ma vue mais le gros broc revient et part dans la traque plein Est. Ils ont entendu les traqueurs qui arrivent. Fin traque à 12H sans avoir rien vu de plus et sans avoir entendu de sonnerie réjouissante. Je prends le temps de déplacer mon affût et de l’avancer d’une trentaine de mètres.

Rendez-vous au parking et rapide compte rendu avec les présents, des animaux de vue ; une grande patte peut-être, un sanglier et des chevreuils mais aucun tir. Pour manger, fini la terrasse couverte du centre équestre, il fait trop froid, nous allons dans le hangar de Bernard et Edith C. Les tables et les chaises sont installées. Le réchaud est en place pour réchauffer les plats. Christophe C. ouvrira quelques bouteilles de pétillant pour arroser ses 44 ans. J’ai coupé un Préfou pour agrémenter les bulles et faire goûter une spécialité vendéenne. Chacun y va de la dégustation de son pâté maison, de son plat et de ses fromages. Christophe C. nous avait préparé des saucisses de mouflon aux choux, un régal. Pour clôturer son père avait fait une tarte aux pommes qui a coulée toute seule. Café et il est déjà 14h, il est temps d’aller se reposter.

Vous vous souvenez, en partant, j’avais déplacé mon échelle sur la coulée empruntée par les chevreuils du matin. Je m’installe donc sur ce nouveau poste où je suis un peu plus à découvert mais j’y crois. Je fais face à la traque cette fois, la partie dégagée est sur ma droite. Le soleil donne de trois quarts arrière et me réchauffe bien, pas de vent, je suis bien couvert, je ne suis pas loin de piquer une tête, heureusement je suis attaché avec mon harnais de sécurité. Vers 15h, dans le clair, sur ma droite, un mouvement me tire de ma torpeur. C’est le beau brocard en velours de ce matin. Il passe dans le clair dans une coulée parallèle à la coupe à 50m des coulées qui encadrent le pied de mon échelle. Je me lève, pour mieux le voir mais je n’y crois pas, il ne viendra pas là.il ne fait que passer, je l’observe, il est beau, il fera un beau trophée de tir d’été.

Il est maintenant presque à ma hauteur et ce n’est pas maintenant qu’il va prendre une perpendiculaire pour me passer à portée. Il passe derrière un petit bosquet et contre tout attente au lieu de filer tout droit il bifurque sur la sante qui passe derrière mon affût. En m’installant, j’ai télémétré quelques points de repère à 20m maxi. S’il passe entre moi et ces points et qu’il se présente bien je peux décocher sinon ce sera pour un autre, une autre fois. La flèche est encochée depuis longtemps, je vérifie que la bi-lame est alignée avec la plume coq, le crochet du décocheur est dans le D-loop et mon bras d’arc met en tension la corde. Il avance encore et il est bien engagé pour passer sur cette coulée. Il reste juste une bifurcation à la limite du périmètre de tir. Il y a une grande branche morte au sol. Il passe derrière un bosquet et deux pins, je suis masqué, j’en profite pour armer et aligne les éléments de visée. Il arrive, j’aperçois sa tête mais il a l’air de s’engager sur la sante qui s’éloigne ensuite. Il passe la branche et s’arrête.

Il est juste à 20m de profil avec un peu de trois quart arrière. Le pins est déjà sur ses côtes et le doigt est passé devant la gâchette du décocheur. La flèche part, il avance d’un pas et elle se loge un peu en arrière, elle rentre entre les cotes et le cuissot. Je le suis du regard, il avance tranquillement en marchant, il ne sait pas ce qui lui est arrivé. Je le perds de vu parmi les bosquets, il a déjà parcouru 50m et je finis par le voir dans une trouée, immobile. Il reste là assez longtemps puis il me semble qu’il avance et je le perds de vue.

Je sonne sans réfléchir le chevreuil blessé : tayautage + trois coups longs. Je descends de ma chaise pour trouver ma flèche. Je ne la trouve pas, il faut dire aussi qu’il y a des herbes hautes sèches et des brandes, pas de trace de sang non plus, de toute manière je suis daltonien donc pour voir le sang, c’est pas facile. J’entends les traqueurs qui arrivent sur moi, je les guide, Éric B. me demande de remonter sur ma chaise pour visualiser mon point d’impact et ainsi mieux les guider dans la recherche de la flèche. Eux non plus ne la trouve pas et Franck H. pose un morceau de papier toilette pour signaler l’impact pour une éventuelle recherche au sang.

Pendant ce temps-là les chiens de Franck H., des labradors prennent la piste du chevreuil et se mettent à aboyer. Franck H. relève la tête, il est confiant, il connait ses chiens. Ils ont retrouvé le chevreuil. Franck H. et Éric B. vont vers les chiens. Je descends de l’échelle et à ce moment-là arrive le père de Christophe C. avec Eden sa braque de Weimar, je lui montre le lieu du tir et Eden met son nez avec insistance dans les herbes, je me penche et retrouve ma flèche ensanglantée pile où Franck H. avait posé son bout de papier. En même temps Franck H. est arrivé sur ses chiens et annonce avec force que le chevreuil est là, bien mort.

Je cours à travers les fougères vers l’attroupement et découvre la belle bête étendue là. Accolades, félicitations et Franck H. me demande de sonner correctement car tout à l’heure tu as sonné n’importe quoi me raille-t-il, je m’exécute avec 4 coups longs tayautés. Il me tend ensuite le bracelet mais je ne sais plus quel jour et quel mois on est. Que d’émotions. Ça y est, il est bagué.

Après quelques photos il me dit de regagner mon poste car la battue n’est pas finie et il pourrait en passer un autre, tu pourrais rentrer dans le cercle restreint des doublés au même poste, plaisante-t-il. Je laisse mon chevreuil sur place et me réinstalle sur ma chaise d’affût mais la tête n’est pas au doublé. Je suis trop énervé et je passe une bonne ½ heure à envoyer quelques mms et sms.

Le soleil commence à baisser et les 17h annonciatrices de fin de battue sont sonnés. Démontage de la chaise puis je rejoins mon chevreuil et attends Christophe C. pour m’aider à le charger sur la chaise qui servira de claie de portage. Examen de la trajectoire de la flèche, elle entre bien entre cotes et cuissot et ressort plus en avant après la première côte. Tir en léger trois quart arrière.

Retour aux voitures, qu’il est lourd le bougre mais ce n’est pas grave…rendez-vous au rond pour un compte rendu et une photo de groupe. Il est temps maintenant d’aller chez Bernard et Edith C. pour dépouiller et partager la venaison. Il accusera 25 kg sur la balance. Une fois pendu un archer remarquera qu’il possède une callosité sur une de ces pattes avant, il a dû avoir une patte cassée qui s’est réparée toute seule. Les commentaires vont bon train sur le pourquoi j’ai réussi à le flécher, tirer un handicapé c’est tout de suite plus facile…

Pendant que je dépouille, Christophe C. débouche des bulles qu’il lui restait de la caisse de midi, cela tombait bien qu’il en reste on peut ainsi arroser ce prélèvement. Après le partage il est déjà 19h, il est temps de rentrer car c’est l’anniversaire de Christophe C. ce soir, chez lui, en famille. Couché à 23 h je ne tarde pas à faire vibrer les murs de ma chambre par mes ronflements sonores.

Demain autre sortie mais c’est une autre histoire…

Patrick C.

Week-end de chasse d’un CAVV au CABS
Week-end de chasse d’un CAVV au CABS
Week-end de chasse d’un CAVV au CABS

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Publié le par CABS
Publié dans : #Arrêté

Message de la FDC 41

Nous vous informons qu'en raison des conditions climatiques, un arrêté de suspension de la chasse aux limicoles (bécasses, bécassines,…) et turdidés (grives et merles noirs) a été signé par le Préfet du Loir-et-Cher du 21 au 27 janvier 2017.

Considérant qu’il faudra cependant plusieurs jours pour que la nourriture soit de nouveau disponible aux bécasses, bécassines et aux espèces de sensibilité proche afin qu'elles retrouvent un état physiologique normal, la suspension de la chasse à certains oiseaux de passage, prévue par l'arrêté préfectoral n° 41-2017-01-20-002 du 20 janvier 2017, des espèces suivantes :

  • tous les limicoles (bécasses des bois, bécassines, vanneaux, pluviers, chevaliers... )
  • tous les turdidés (merles noirs et grives).

est prolongée jusqu'au 31 janvier 2017 à minuit.

Cordiales salutations
La fédération des chasseurs de Loir-et-cher

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