Le blog du C.A.B.S

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Chasse à l'Arc Beauce Sologne

Publié le par Loison.J
Publié dans : #Chasse

C’est pourquoi je n’ai pas hésité quand j’ai eu l’invitation de François pour cette chasse organisée pas l’ASCAL45 à Nouan-le-Fuzelier ce samedi.
Dés l’arrivée le lieu, typiquement solognot, séduit les amis du CABS qui sont de la partie de chasse. Et les consignes qui sonnent doux à nos oreilles: les sangliers?... «open, tout le monde en verra».  Quelle taille? ... «je conseillerais plutôt de tirer en priorité les gros». «Pas touche aux chevreuils». Rien à dire, Pascal, le maitre des lieux sait accueillir.
La chasse se joue en trois temps: un rapproché sur une première partie dans le but de pousser les animaux dans les deux carreaux que nous chasserons successivement.
Sur le plan des lieux qui nous est remis je remarque, sur la ligne médiane, un petit point d’eau en bordure qui me plait bien. J’imagine bien les sangliers s’y défiler, je ne suis pas le seul. Pascal tranche, il réserve ce passages aux arcs traditionnels. Ce sera Sylvain et moi.
L’avenir lui donnera raison!
En quelques minutes nous nous installons, les refuites, pas très évidentes, nous sont bien indiquées par Pascal. Nous nous plaçons à vingt mètres l’un de l’autre, c’est entre nous que ça va passer! Je monte mon échelle entre un jeune conifère et un bouleau qui me cachent de la vue des sangliers. Je coupe seulement deux branchettes du bouleau et «tresse les branches du pin autour de mon affut» Me voila prêt. Devant moi des bouleaux serrés à gauche et plus clairs à droite, des possibilités de tir derrière moi.
Vite un premier sanglier arrive, s’arrête à quarante mètres, hésite, plonge dans une fosse encombrée de rejets de saules, traverse et vient vers moi. Je monte l’arc mais il va trop vite, je n’arme pas. A cinq mètres virage à 90 degrés, il vient sous mon affut et fait un stop à mes pieds. Je tire, trop vite, sans compenser la parallaxe. La flèche se plante entre ses sabots. M....
Encore des branches cassées. Une compagnie arrive dans la fosse, s’y attarde et se dirige vers nous (Sylvain et moi). A trente mètres demi-tour, un bruit, une saute de vent?
Les rabatteurs passent devant nous et continuent leur job.
Soudain des cris des rabatteurs, assez loin, mais synonymes d’espoir. Effectivement j’entends des ploufs dans la fosse, je comprends qu’elle contenait de l’eau. La compagnie en ressort tranquillement sur ma gauche, au pas, et prend la refuite entre Sylvain et moi. Tous mettent le cap sur Sylvain, trop loin et de plus entre les bouleaux..je n’arme pas. Mais une bête noire, énorme se rapproche de moi, la consigne! plein travers, j’ai une minuscule fenêtre d’un mètre où tirer, j’arme, la flèche part et je vois l’encoche lumineuse dans le coffre de ce grand sanglier.
Je faisais face à l’arrivée de la compagnie, avec l’arbre sur lequel était mon affut sur ma gauche, côté où j’ai tiré. Je dois faire demi tour pour suivre mon animal des yeux, quand je le revois, plus d’encoche lumineuse. Avec Sylvain nous convenons de descendre. Je vois ma flèche à terre, il me dit que la sienne est tout près, qu’il a traversé un sanglier.
Que s’est-il passé? Ma flèche n’a pas pénétré dans la bête, j’ai un moment de doute.
Rien de cela, la flèche est cassée dans l’animal, de 15 centimètres, ce qui explique que je ne l’ai plus vue après mon tir.
Maintenant les questions affluent. Je suis sûr que ma flèche est fatale. A quelle échéance? Une ou deux minutes si elle est comme je l’espère, un jour, deux jours si elle est de quelques centimètres en arrière de ce que j’ai cru voir. Je me rappelle,  le site de Black Widow, mon recurve, dit bien qu’une flèche cassée travaille toujours.
Ensuite on attaque la troisième battue mais nous restons à la même place. Avec Antonin et François qui marchent, nous décidons de laisser tranquille la partie de bois où les deux sangliers sont partis.
Les trois coups de fin de chasse sonnent.
Au repas, je n’ai que peu d’appétit et c’est mieux car à peine l’entrée terminée il nous faut accompagner le conducteur du chien de sang. Nous partons tout de suite sur un troisième animal fléché prés du rendez-vous. Pendant une heure et demie il joue à cache cache avec nous dans des genets, donne le change sur deux compagnies puis ressort. Il est tard il faut repartir sur les deux autres blessés.
Pas de sang à l’anchluss, deux gouttes à l’entrée dans la seconde traque. Le chien prend la piste sans aucun indice, si ce n’est une gouttelette au bout de cinquante mètres. Et vite le gibier est là couché sur le flan dans sa dernière bauge. Quel beau sanglier! Il a fait une centaine de mètres avec ma flèche parfaitement placée dans les poumons. Ce sera le seul animal retrouvé. Photo, sans l’arc qui est resté au rendez vous pendant la recherche.
A la pesée, il accuse 92 kg! Avec mon BW et une antique Gold Tip armée d’une trilame Stricker.
Merci à l’ASCAL45 et ses traqueurs, merci à Guy pour ses recherches merci à Pascal pour sa gentillesse et pour sa confiance dans les arcs traditionnels.
A l’année prochaine
François

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Publié le par Loison.J
Publié dans : #Chasse

Première chasse de l’année 2014 à RIENNAY – Poursuivi par la chance !
J’avais invité Régis à chasser ce samedi sur ce territoire qui lui avait déjà souri puisqu’il y avait prélevé son premier sanglier à l’arc. Je laisse tous les chasseurs du groupe tirer au sort leur numéro et prend donc le dernier, me disant qu’ainsi on ne pourra pas dire que j’ai de la chance au tirage au sort…
Je pars donc m’installer sur un tree stand récemment installé et donc avec peu de fenêtres de tir. Je coupe 4 stères de bois en arrivant et reçois un SMS d’un voisin qui me demande quand la cabane que je fabrique sera bientôt terminée… Je monte sur mon perchoir et quelques minutes plus tard, j’entends du bruit provenant de ma droite. Je me lève immédiatement et arme mon arc en direction des bruits entendus. Mon installation est au milieu d’une clairière et 3 grands cervidés viennent de pointer le bout de leur nez à la lisière. Je reste immobile tandis qu’ils s’approchent prudemment. Une biche suivie d’un faon et d’une bichette s’approchent et s’arrêtent très près de moi. La biche de tête est là à 7 mètresde moi en plein profil. Les animaux se sont arrêtés juste avant que leur coulée ne se sépare. L’animal de tête hésite. Un rapide coup d’œil me permet de voir qu’un des deux embranchements va venir juste au pied de mon tree stand et s’ils viennent par là, je ne pourrai pas tirer au travers des branches (il en reste encore à couper !). Le faon étant déjà bien grand, je choisis alors de flécher cette biche. Ma flèche vole et se fiche dans le flanc de l’animal mais ne le traverse pas (c’est la première fois qu’une de mes flèches équipée d’une lame articulée ne traverse pas un animal). Le foie et les deux poumons sont touchés (nous le découvrirons lors de la découpe). Mon voisin entendra même un cri poussé par cette biche au moment du tir. Les trois cervidés fuient devant moi, l’empennage de ma flèche dépassant du côté gauche de l’animal de tête. J’annonce le tir d’une biche. Quelques minutes plus tard, une chevrette passe au loin puis Edouard me rejoint pour prendre des nouvelles. Je lui annonce être confiant dans mon tir. A ce moment 5 autres biches et faons passent derrière moi à une trentaine de mètres environ. Edouard se fait tout petit mais les animaux n’ont pas décidé de passer à proximité de mon poste. Je ne verrai rien d’autre après ces séquences chargées en émotion mais Saint Hubert m’a déjà bien gâté… Quelques temps plus tard, une autre annonce de biche fléchée retentit. Régis m’appelle et me dit avoir bien fléché une bichette. Je suis très heureux pour lui et pour le groupe. Les rabatteurs nous annoncent en passant plus tard près de nous que les deux animaux ont été retrouvés. La biche que je tire a parcouru 150 mètresenviron avant de s’écrouler. L’animal fléché par Régis s’arrêtera 40 mètres environ après le tir.
Je remercie tous les chasseurs (et surtout Bruno, il sait pourquoi !) qui m’ont laissé tirer ce numéro. Je remercie aussi Frédéric pour sa tolérance et son SMS qui est arrivé à temps pour que je remonte sur mon tree stand. Bravo aux rabatteurs et aux champions de la découpe. Merci aussi à Edouard et Caroline pour leur accueil. Pour info, si vous voulez voir à quoi ressemblent ce territoire et l’ambiance qu’on y trouve, je vous invite à voir un reportage d’Arte qui s’intitule « Cuisines des terroirs » qui passera en rediffusion le samedi 18 janvier à 18h10. Pendant 27 minutes, on y parle de cuisine en famille, de fauconnerie, de chasse à l’arc, de Riennay, territoire d’exception et de plaisirs simples.
Mon matériel de chasse est toujours le même et mon sécateur est un Fiskars et ma scie une Hooyman (ça, c'est pour Frédéric !).
Cordialement, Franck

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Publié le par Loison.J
Publié dans : #Chasse

Samedi 11 janvier, le rdv est donné pour 9h à Riennay. C’est sur cette superbe propriété que j’avais prélevé mon premier sanglier l’année dernière.
Les consignes de tir concernent un cerf de 8 ou moins de 8 cors, deux biches, 1 brocard et des sangliers.
Après le tirage au sort et quelques échanges, je me retrouve avec le poste 13 sur un mirador. Arrivé sur place, je découvre un poste dans une sapinière assez sale et une coulée devant et derrière moi.
Après un petit temps, j’entends les 5 coups pour une biche, suivit d’un coup de téléphone. C’est Franck qui vient de flécher une biche.
30 minutes se passent sans un bruit, et là, je vois un grand cerf qui arrive de chez le voisin, mais au moins 12 corps. Il est suivi par un autre, mais toujours trop grand, peut-être 14 corps. Ces deux cerfs sont restés 5 minutes autour de moi dans la sapinière, avec même une occasion de tir sur un (si j’avais eu une scie avec une rallonge !!!).
Après quelques temps, j’aperçois une biche dans les sapins, un jeune, puis une autre biche. Et là, elles sortent sur la droite à 18 mètres. Je laisse passer la biche de tête puis le jeune. La troisième s’arrête en plein travers. Ma flèche part et disparaît derrière son épaule. Un quart d’heure, vingt minutes après, Edouard (le propriétaire des lieux) arrive et me demande ce que j’en pense. Je lui dis que je la sens bien, donc on y va. Nous parcourons 40 mètres sur une piste facile à suivre. Elle est là, morte. Les félicitations d’Edouard, et là, je lui dis que c’est le premier grand cervidé que je tue. Tout ça pour dire que je suis très heureux de cette journée passée avec des personnes que j’apprécie beaucoup.
Arc Mathews Z7 extreme, flèche rebel hunter, lame articulée nap blood.
Merci à Franck, à Edouard, et comme dirait un certain c…….. merci à ceux qui savent.
Régis

Regis.Bodin.jpg

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