Le blog du C.A.B.S

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Chasse à l'Arc Beauce Sologne

Articles avec #chasse a l'etranger catégorie

Publié le par CABS
Publié dans : #Chasse à l'étranger

Parti de Paris, me voici à Johannesburg sous un ciel bleu azur et une température des plus agréable.Jacques, le propriétaire du lodge IMBERBA RAKIA, m’attend avec son manager Marco à l’aéroport.

Tout de suite une petite frayeur. Il me manque ma valise d’arc. Alors que je l’attendais au tapis des valises hors dimension, celle ci était en fait au service des armes à feu. Bref, Marco récupère ma valise sans problème, mais cela m’a valu une petite poussée de tension pendant une bonne demie-heure…

Nous nous arrêtons à PRETORIA pour déjeuner à côté du magasin de chasse local.

Et quel magasin, une vraie caverne d’Ali Baba..

A South African Week

Direction LEPHALALE et le lodge d’IMBERBA RAKIA pour 6 jours de chasse à l’arc.

Lors de la première journée de chasse, je m’imprègne de l’atmosphère africaine et je prends plaisir à observer zèbres et gnous.

La deuxième journée, le safari débute réellement et le blind au sein duquel nous nous trouvons se trouve en bordure d’une mare. Le paysage est superbe et je prends mes marques au télémètre.

Un phacochère sera l’objet de ma convoitise. Après de longues minutes d’attente, qu’il veuille enfin se présenter de profil, la flèche est décochée.

Tout de suite, je m’aperçois que mon atteinte est trop haute. Mon guide confirme cette impression. Et la suite donnera malheureusement raison à ce jugement.

Deux kilomètres de recherche au sang n’aboutiront pas. Le phaco court toujours…

Je suis en plein doute et je n’arrête pas de penser à mon échec.

Je me replonge dans l’étude de l’anatomie spécifique des animaux africains afin de bien conserver en mémoire l’emplacement des parties vitales.

Un seul objectif : tirer dans le prolongement de la patte.

Ce sera chose faite dés le lendemain avec enfin une flèche proprement placée sur une femelle d’impala tirée à 12 mètres. Elle s’effondrera 60 mètres plus loin.

Me voilà rassuré et sur ma qualité de visée et du tir. Enfin mon premier gibier africain récolté à l’arc.

L’émotion est intense et je sens la tension qui s’évacue après le tir.

A South African Week

Lors du quatrième jour de chasse, nous sommes dans un autre blind au milieu d’un bush assez ouvert.

Un groupe de gnous vient nous rendre visite et au sein duquel se trouve un très beau mâle.

Après une demie heure d’incertitude, il se trouve enfin idéalement placé à une quinzaine de mètres.

Prise de visée et décoche. J’ai la vision de ma flèche avalée par le corps de l’animal. Nous regardons le gnou partir pour le voir tomber à 80 mètres.

Grosse émotion encore et j’en tremble..

A South African Week

Les jours suivants, nous observerons beaucoup d’animaux dans des paysages sublimes, mais souvent à des distances trop importantes pour tirer à l’arc.

Girafes, phacochères prenant un bain de boue, élands du cap, koudous, pintades…

Mais c’est un vrai régal pour les yeux.

Je me suis fixé comme limite de tir 20 à 25 mètres, car sur une distance plus grande le temps de vol de la flèche est trop important et laisse à l’animal le temps de changer de position suite au bruit de la décoche.

Le cinquième jour, j’ai décidé de ne plus renter au lodge pour déjeuner mais de reste à l’affût avec le guide avec sandwichs et eau (le whisky étant réservé pour le soir). Ceci nous laisse ainsi un temps de chasse plus conséquent car nous serons en poste de 9 h à 18 h ce qui nous permettra d’observer plusieurs animaux entre midi et 15 h. Sachant que je m’interdis un tir sur un grand gibier après 17h car la nuit tombe très vite et à 17h30/17h45 on ne voie plus rien pour une possible recherche.

En milieu de matinée, après avoir vu quelques animaux le matin (buffles..) un beau mâle d’impala se présente sur le spot. Encore attendre que l’animal veuille bien présenter son plus beau profil, remontée du pin le long de sa patte et enfin décoche. 10 secondes de course éperdue à travers le bush pour le voir enfin tomber.

A South African Week

Chargement de l’animal et après l’avoir déposé au lodge, retour au blind pour le reste de la journée. le temps est gris et nous observons très peu d’animaux.

Vers 15h00 un couple d’oryx se présente à une centaine de mètres derrière nous. Au bout d’une heure, après une lente et méticuleuse approche, ils se présentent enfin devant nous. Le mâle est de toute beauté mais il reste obstinément de face. Attendre, toujours attendre sans précipitation. 20 minutes plus tard, bien calme il est enfin de profil à 18 mètres. Armement, décoche et fuite de l’animal. Nous le retrouverons 120 mètres plus loin.

A South African Week

Dernier jour de chasse et mon guide opte pour un affût au sol.

Grosse émotion sur un groupe de babouins qui vient nous rendre visite. Le mâle est assis face au blind à 10 mètres. Je n’aurai pas le temps de remonter le pin sur son thorax, car au bout de deux secondes il pousse un cri d’alerte et toute la troupe prend la fuite. Mais quelle impression de voir à une si petite distance cet animal !!

L’émotion retombée, une petite torpeur s’empare de moi et je me repose les paupières.

Une légère tape sur ma cuisse me réveille et le guide me fait un gros chut avec son doigt sur sa bouche. Je me retourne lentement pour découvrir une des plus belles antilopes africaines. Ils sont 5 mâles Nyala dont le plus proche est à moins de 10 mètres du blind.

Mais il m’indique que celui à prélever est le plus éloigné. Il se trouve à 23 mètres.

Décontraction maximum, prise de visée et la flèche vole vers son but. Nous le retrouverons 120 mètres plus loin.

L’émotion est encore une fois à son comble et je ne me lasse pas d’observer cette magnifique antilope.

A South African Week

Le séjour s’achève ainsi en beauté.

Un dernier animal africain sera l’objet d’une ultime décoche. Un francolin sera prélevé à 22 mètres avec une pointe judo.

Un séjour inoubliable avec des hôtes charmants (Jacques et Florence) et des guides très professionnels (Marco et Koos).

Une expérience qu’il me tarde déjà de renouveler.

Jean-Hugues G.

A South African Week

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Publié le par CABS
Publié dans : #Chasse à l'étranger, #Gélinotte, #Tétras
Prédateur contre Prédateur

Rentré, il y a quelques jours d'Abitibi-Témiscamingue au nord ouest du Québec à la recherche arc en main de l'orignal où malheureusement ce séjour de chasse a était rendu difficile par une température très au-dessus de la moyenne.

Un rut donc très calme ou Le plus grand des cervidés du monde est resté très discret malgré nos centaines de calls (d'appels).
Gélinottes huppées, tétras des savanes me permettront quand même de décocher quelques jolies flèches.

Prédateur contre Prédateur
Prédateur contre Prédateur

Mais c'est surtout un contact rare, inespéré et très impressionnant avec un grand loup du Canada pendant une vingtaine de minutes et à moins de 25 m qui restera gravé à jamais dans ma mémoire de chasseur.   

Amicalement
Bertrand Chabot

Prédateur contre Prédateur

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