Le blog du C.A.B.S

Le blog du C.A.B.S

Chasse à l'Arc Beauce Sologne

Articles avec #mouflon catégorie

Publié le par CABS
Publié dans : #Mouflon

Le Caroux, c'est...

Des paysages magnifiques similaires à la Corse...

Des rencontres surprenantes avec des personnes aux accents incroyables...

Des moments intenses et inoubliables partagés avec des amis sincères...

Des instants de chasse à l'approche ou à l'affût extraordinaires...

Des mouflons qui te surprennent à moins de 10 mètres ou à plus de  200 mètres...

Des moments d'espoir, de doute, de craintes et d’euphorie... 

Des histoires à raconter jusqu'au bout de la nuit...

C'est tout ça et bien plus encore, ici c'est le Caroux tout simplement.

Ici c'est le Caroux !
Ici c'est le Caroux !
Ici c'est le Caroux !

Installé sur une échelle d'affût, je repère deux femelles qui remontent la rivière. Mon choix se portera sur la plus proche qui n'accusera rien à l'impact. Elles s'éloignent toutes les deux d'une vingtaine de mètres pour observer ce qui vient de se passer et vont se caler cinq mètres plus loin dans les fougères aux bords de la piste.

Je doute alors de mon tir car rien ne présage le comportement d'un animal blessé. Un promeneur descend la piste et fait sortir des fougères une des femelles qui siffle à plusieurs reprises sa congénère qui ne viendra pas. Elle s'éloigne définitivement en repassant au-dessus de ma flèche gisant à terre.

Le doute s'installe sérieusement, je dois aller contrôler mon tir car je ne comprends plus rien à la scène mais Juju qui n'était pas loin me soutient que le "Ploc" est caractéristique d'une atteinte. C'est en vérifiant la flèche que nous relevons la femelle qui reste quelques dizaines de secondes à nous observer avant de disparaître péniblement de l'autre côté de la piste.

Nous patientons 2 heures afin de laisser faire les choses mais nous ne retrouverons aucune trace de l'animal blessé. Les talents d'Eros et Bernard seront mon salut pour retrouver l'animal à moins de cents mètres

Et une fois n'est pas coutume, merci à Juju, Jef et Francky pour cette semaine inoubliable, merci à Vincent L. pour le prêt de son arc et aussi merci à ceux qui savent...

Christophe C.

Matthews Z7 / Carbon Express Maxima Hunter / Truglo Titanium X 4 Blade

Ici c'est le Caroux !

Voir les commentaires

Publié le par CABS
Publié dans : #Mouflon

Caroux quand tu nous tiens, comme dirait Christophe et c’est bien vrai !

Et pourtant le séjour n’avait pas bien commencé, la pluie cévenole ne nous épargnant pas. Lundi et mardi sale temps et la montagne qui pleurait de partout, les torrents gonflés à ras bord et l’eau dévalant en entraînant terre, pierres, humus et feuilles de châtaigner. Je suis en botte pour affronter les 20 cm qui coulent sur la piste. Le soir, les trois compères que nous sommes passent leur temps à essorer les « fringues » qui ne se sont plus des habits, le chauffage est à fond dans le gîte pour essayer de sécher un peu les guirlandes de pantalons, gants, chemises et autres détails dont je vous fais grâce … l’antre des fauves commence à sentir un peu le moisi.

Et oui, c’est un peu çà le Caroux, quand ce n’est pas le froid, le vent et parfois la neige. Mais je suis irrésistiblement attiré par ces longues journées en montagne, la montée dans les pierriers, les affûts dans les genêts ou les talées de buis, les face-à-face avec « les fantômes » que vous ne voyez ni arriver ni repartir, et qui vous narguent, cachés dans la châtaigneraie abandonnée. C’est aussi les observations sur le vallon opposé, les combats pendant le rut, les bruits de la forêt, les couleurs et les senteurs, les pensées qui vous assaillent et vous font philosopher…

C’est aussi l’amitié, les repas, les parties de tarot quand la nuit est tombée. Et parfois on gagne, on est plus malin que LUI, on surprend sans être surpris mais je vous garantis que l’on peut se passer de cette finalité…

Mercredi, le temps s’améliore, journée consacrée à l’entrainement et à la prospection. Il va faire très beau demain, je suis énervé et rêve toute la nuit de mouflons.

Jeudi, pas besoin de réveil. Solide déjeuner, sacs prêts, casse-croûtes en poche, nous affrontons tous les trois notre secteur alors qu’il fait à peine jour.

Surprendre sans être surpris, avancer comme un sioux la flèche engagée et les sens aux aguets. Je scrute, j’hume, j’écoute, je suis un prédateur et il est là, sur une esplanade herbeuse, au pied du ruisseau, à 20 m, trois quarts arrière … déjà vaincu. Le reste n’est que superflu !

J’ai prélevé mon mouflon mais j’ai bien peur que la fièvre du Caroux ne me reprenne l’année prochaine …

Arc Bowtech Carbon Knight, Powerflight équipée d’une trilame Snufer 125 grains

Jean-Louis D.

Surprendre sans être surpris…

Voir les commentaires

Publié le par CABS
Publié dans : #Mouflon

De retour dans le Caroux, sous une température estivale, notre petit groupe d'amis s'est mis à la quête du mouflon. Après quelques belles rencontres avec de jeunes mâles, des femelles et des agneaux, ce n'est qu'en fin de soirée que j'ai décidé de faire un affût sur un spot qui me semblait bien intéressant.

Cet affût n'a duré que dix minutes. Un superbe mâle s'approche tranquillement en mangeant des feuilles de châtaignier. Il n'est pas à portée de tir. Je dois m’en approcher en rampant mais l'animal décide de s'éloigner. Je me relève et fais fuir un second mâle du même gabarit que je n'avais pas remarqué…

Mais un autre bruit me fige net. Un troisième mâle arrive et semble emboîter le pas des deux autres. Au dernier moment, il détourne son chemin et s’arrête de plein profil à moins de dix mètres de moi. Bien caché derrière un arbre suffisamment large pour cacher mes mouvements, j'arme et décoche sur son défaut d'épaule. L'encoche lumineuse disparaît dans un bruit caractéristique. Le mâle s'éloigne d'une vingtaine de mètres, semble tituber, me regarde puis remonte la montagne de cinq mètres et me regarde à nouveau avant de s'éloigner paisiblement.

Attente de rigueur et appel de la directrice de chasse, nous commencerons la recherche à la nuit tombante. La piste est claire mais s'arrête nette, nous tournons en rond, pas de trace du mouflon. Les indices sur ma flèche sont inquiétants : panse alors que mon impression du tir très bonne au contraire. La nuit tombe, nous appelons un conducteur pour le lendemain.

Eros, teckel au grand mérite, suivra la piste de sang comme nous et sera en défaut au même endroit. Ce n’est qu’en examinant de nouveau tous les indices scrupuleusement que nous remarquons que le mouflon a fait marche arrière sur son chemin pour aller se reposer à une centaine de mètres. L'atteinte est bonne, poumon et foie, mais aussi caillette et rumen car sur cet animal, ces organes sont très en avant, expliquant ainsi les traces de panse...

 

Merci à Patricia M.
Merci à Bernard C. et son fidèle Eros
Merci à mes potes de séjour
Et surtout merci à ceux qui savent...

Christophe Chapuron
Bowtech RPM 360 #70 / Carbon Express Maxima Hunter / Grim Reaper Razortip EXTRA

Caroux, quand tu nous tiens !
Caroux, quand tu nous tiens !

Voir les commentaires

1 2 3 4 > >>

Articles récents

Hébergé par Overblog